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mardi 1 juillet 2014

Ethan Frome, Edith Warton

C’est la première fois que je couche avec Edith Warton : pfiouuu... Cette nuit mon cadet !

Ce livre a commencé par me subjuguer, puis il a entrepris de me mettre les nerf à vif, et pour finir, il m’a arraché le coeur ! ‘tain, c’est vrai, regarde là ; ça pisse le sang… ch’uis toute griffée de partout ! Mais bordel de dieu, c'était quoi c'est OVNI ? !
Un hymne à la téléonomie, quand le milieu sculpte et oppresse les objets qui le traverse ?
Une dangereuse métaphore sur l’impuissance quand elle s’habille des arguments de l’éthique ?
Un trompeuse absolution quand le sacrifice de soi devient une interminable expiation ?

Oui, l’amie Edith nous délivre là une formidable leçon sur l'impuissance du sujet face à sa temporalité. Une certaine idée de l’enfer, peut-être.

Cela dit, la forme narrative est terriblement efficace, le style, apparemment simple, forge la véritable colonne vertébrale de ce livre. L’histoire d’Ethan Frome est encadrée par le récit d’un tiers :
Légère introduction en mode reportage ; mise en situation, disons, puis téléportation brutale (page quarante-et-un) dans les guenilles du jeune Ethan, plus de vingt piges avant. Nous assisterons désormais à la misérable et glorieuse pantomime de la vie… honnêtement, je ne peux rien dire, je ne dois donner aucun indice ; il faut que la surprise soit totale car le final est sinon terrifiant, du moins surprenant !

En résumé, sache simplement que la tension va crescendo jusqu’à l'insupportable, que tes petits nerfs vont claquer l’un après l’autre, pauvre farang-émotifeux, et que le dénouement finira par t’achever à coup de talons dans la gueule.

Tu me laisseras nonobstant lâcher un simple merci d'exister à Ethan et Mattie... 
Et mort à Zenobia ! Salope !
Hum…

Une dernière chose si besoin : à ce niveau là de maîtrise, ce n’est plus dans la littérature que tricote Edith, c’est dans la sorcellerie ! Elle est forte Edith ! ‘tain, chuis tombée amoureuse !
Tu penses bien que les autres bouquins de la demoiselle viennent de se positionner sur une orbite d’injection et qu’ils ne vont pas tarder à pleuvoir in the BAL.

Pour en finir, si vous n'insistez pas pour m’emprunter ce bouquin, c’est que… c’est que… c’est que vous êtes des gros nazes, voila !


©À que Johnny...





Que je taime, que je t’aimeux... Edith Warton...

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