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samedi 16 juin 2012

L’étoile de Pandore - 3, Peter F. Hamilton

Je t’avais averti, insouciant  farang, c’était globalement longuet, hein? Mais j’ai bien vu, tu as insisté, tu t’es acharné; sais-tu pourquoi ?  Hum ? Et bien tu as été victime des effets spéciaux, d’un scénar à l’amerloque et de l’architecture du récit, méchamment baptisée au Coca et donc imbriquant des environnements multiples et massivement parallèles. Hé, quatre tomes de cette eau là, c’est de la lecture “athlétique” mon cadet. Faut du souffle et des guibolles...
Hein? Ton cerveau ? Non, t’es pas obligé dans un premier temps, c’est fait exprès après tout, c’est du blockbuster en bouquin, personne ne te demande de réfléchir.
- Putain, t’as le cuir et toutes les options, alors ne calcule pas trop et profite, te susurre dans le creux de l’oreille le petit diablotin qui sévit sur ton épaule gauche et qui, tout en t’induisant en erreur ( car telle est sa nature ), se pourlèche les babines en finissant d’avaler les dernières plumes de l’angelot, ton Jiminy Cricket à toi, qui vivait jusqu’à présent sur ton épaule droite et dont tu as misérablement ignoré les cris alors qu’il subissait les derniers outrages et se faisait ensuite dévorer vif... Non, c’est à la fin que tu auras besoin de ton cerveau, ouais, quand tu pleureras sur tout ce que tu aurais pu lire de vraiment bien pendant tout ce temps (perdu), quand tu regretteras d’avoir cédé à la facilité, au laxisme intellectuel, à ton atavique faiblesse d’âme. Oui, alors là tu auras besoin de ton cerveau, pauvre farang. Oui, en vérité je te le dis, alors là tu te repentiras.
Amen.
Cela dit, et toutes plumes consommées, avoue, nous nous sommes bien régaler de cette troisième péripétie de Nigel, de Justine, de cette chère Paula Myo, de la bimbo sur-vitaminée Mellanie, de L'I.A., de L'Arpenteur des Etoiles et autre MatinLumièreMontagne... Hein, avoue !
Sans parler de cette bouffée de fraîcheur à chaque fois qu’on retrouve la trame hachurée où Ozzie, Orion et Tochee se baladent d’une planète à l’autre en suivant les chemins forestiers des étranges Silfens, hors des sentiers battus du Commonwealth.
Conviens-en, le lancinant babil du sénestre Diablotin est quand même bien aware, pendant quelques hecto-secondes du moins.

Bon, nous allons peut-être commettre une petite infidélité avant d’avaler le quatrième et dernier épisode, hum ? Quelque chose de plus dense, plus ramassé, faudrait retomber sur un autre Justin Torres, tiens... pis, faudrait bien laisser un peu de temps à notre petit angelot afin qu’il se régénérât ; ouais, stupide farang, tu n’as quand même pas crû qu’on pouvait baiser l’ange de la dextre aussi facilement, hein ? Il sera  toujours là pour murmurer ad nauseam ses jansénistes objurgations dans ton oreille droite. ha, ha, ha...

Je vous demande de vous décérébrer...

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