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dimanche 6 mai 2012

Le cycle de Tschaï, Jack Vance

Un souffle de jeunesse... Et ça n'a pas pris une ride.

Le cycle de Tschaï, c'est la ixième version de L’Odyssée, et il y en a eu des versions, plus ou moins inspirées, plus ou moins réussies ; je gage que celle-ci n'est pas la moindre.

Les tribulations d'Adam Reith c'est le voyage d'Ulysse, et , à l'instar des motivations de son formidable archétype, le moteur qui l'anime, son principe, c'est la Métis des Grecs, c'est la palette d'efforts qu'un Homme se doit d'exercer sur son environnement pour atteindre le statut de héros ; en l’occurrence en se dépassant par une démesure empreinte de circonspection, et la circonspection c'est le début de la ruse, c''est donc bien en Ulysse qu'il faut habiller Adam Reith car, finalement, c'est lui, « l'homme aux mille ruses », l'incarnation de la méditerranée mythique d'Homère. Les Chasch (bleus, verts, ou vieux et gris), les Wankh, les Dirdir, les Pnume et leurs esclaves sous-humains ne sont que l'émanation du courroux de Poséidon ; des circonstances.

Veux-tu que je te dise, mon improbable ami, Jack Vance c'est le Fernand Braudel de Tschaï ; encore la méditerranée.

Et tout cela sous l’œil glauque et rigoureux de Carina 4269. Putain, que c'est bien !

Je vous demande de dégrandiloquer...

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