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jeudi 20 septembre 2012

Les vestiges du jour, Kazuo Ishiguro

Encore un bouquin qui va conforter  ma forte tendance saturnienne du moment. Tu ne t’étonneras pas que je sois en proie au vague à l’âme ; “Les chaussures Italiennes”, “Les vestiges du jour”, et chuis en train d’engloutir le monstrueux “Les jours de notre mort” de David Rousset... rien qu’avec ce trio là, lu sous quinzaine, si t’es pas bien enraciné dans une sinon altière, du moins fière posture de mâle Alpha, de dos argenté (ou de virago patentée et insupportable si t’es une fille), ben tu peux te jeter à Garonne, hein ? L’en faut moins pour se chopper une Mélancholia aiguë (et sans Kirsten Dunst dans le rôle principal, mon pauvre !). Vont l’avoir à la caille les asticots qui doivent me bectaresse, c’est pas bon la viande stressée...

Bon, trêve de sottises, farang facétieux,  revenons à nos vestiges.  
Déjà je pensais affurer quelque chose de très nippon, rapport au blase du scribouilleur ; perdu, c’est trés, trés, mais alors très rosbeef, tu peux pas test ! (mozinor, merde !). Le butler dont il est question dans ce livre, Stevens, c’est pas le Jeeves de Wodehouse, rappelle-toi que tu ne vas pas te marrer ; c’est du pur britiche compassé et fin d’empire, l’esclavage ancillaire  érigé en vertu, l’adoration canine de la plèbe albionnesque pour la détestable caste des Tories.  
La vie sordide des larbins, leur pitoyable servitude, leurs rêves étriqués ; les Hilotes de Sparte étaient très certainement moins résignés.

Cela dit, c’est très bien écrit, so british, sûrement très bien traduit, c’est même beau et émouvant, mais c’est d’une tristesse...

Sophie Mayoux est notre amie.



I ask you to never surrender... 

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