En découvrant ce nouvel épisode des Rebelles, ma première réaction a été : - Bon, Jean-No, tu veux ma mort ?
Je la trouve de plus en plus singulière cette série des Rebelles.
Bernanos ! Putain ! Ça calme.
Georges ? Je me suis appuyé Le journal d’un curé de campagne, il y a un an ou deux.
Pourquoi ?
Je voulais savoir si c’était aussi chiant et vilain que ce que j’en avais entendu médire.
Ben, non, justement, je m’étais trouvé de vagues affinités avec ce curé ivrogne, avec cette campagnerie
labourée de sillons noirs et glaiseux, avec cette France profonde
étouffée de religion, avec cette opiniâtreté dans le péché. Pis c’était
drôlement bien écrit, Nonos a l’amour des phrases bien faites, une sorte
de “ligne claire” dans la dialectique roupanière ; faut toujours
respecter l’adversaire quand il est bon...
Alors non, je ne suis pas tant surpris que cela d’avoir aimé ce quinzième opus des Rebelles.
On
y rencontre le bonhomme Georges ; naïf, boy-scout, encuraillé jusqu’aux
yeux, mais d’une sincérité désarmante, désintéressée et poignante...
C’est un putain de vrai chrétien ! Un de ces enragés qui n’obéissent à
aucune chapelle, prêts à renverser l’autel pour coller aux basques du petit Jésus, de l’honneur et de la France Éternelle.
Qui
plus outre, Nonos est un véritable poilu, l’a pas barguigné en 14-18,
l’a offert sa poitrine en première ligne pour sa patrie chérie, pour la
France.
Rebelle, oui, mais rebelle à son camp, rebelle aux crapuleries bourgeoises et Vichystes.
Rebelle et lucide, son discours tient la route. Voila comment il juge le clergé espagnol en 1938 :
…
L’Espagne
de Franco ne se bâtit pas dans la lumière de Dieu. Elle se consume sous
le soleil de Satan, au feu de la plus abjecte imposture.
…
Bien
sûr que tu avais raison Jean-No, c’est un magnifique rebelle que tu
nous a présenté ici, un insupportable catho comme je les aime, purs et injustes.
Georges, je suis ton père...
dimanche 23 décembre 2012
samedi 22 décembre 2012
Le jeune Staline, Simon Sebag Montefiore
Tu vois, farangvik-menchevik,
je m’en était douté, ce premier tome sur Staline est une véritable
merveille. Ça se lit avec le même plaisir que Le Comte de Monte-Cristo de Dumas.
Plus de sept cents pages totalement captivantes qui fourmillent de détails sur la jeunesse du sanguinaire Pancho Villa Georgien :
Iossif Vissarionovitch Djougachvili, dit “Sosso”, ou encore “Koba”, et bien sûr, “Joseph Staline”.
Dans ce volume on couvre la période qui va de sa naissance (1879) à son accession au pouvoir (1917).Mais déjà, le parcours est à la mesure du futur, Il aura tout fait avant de devenir le monstrueux Tsar Rouge que tout le monde connaît.
Poète, intellectuel (autodidacte, c’est un lecteur insatiable), séminariste, agitateur, révolutionnaire, détrousseur, bandit de grand chemin, pirate de haute mer, journaliste marxiste-léniniste, chef de gang, séducteur impénitent, géniteur inconséquent, déporté, évadé... Ce mec est un tourbillon sans aucune moralité. Mais quelle énergie !
La plume, la bite et le Mauser, au service du marxisme, de la vanité, de la violence et de la paranoïa.
Forcement, et on le sait, tout ça va très mal se terminer... pour des dizaines de millions d'autres.
Ok, je ne peux pas m’arrêter en 1920, il me faut la suite.
Souriez, vous allez être fusillés...
Plus de sept cents pages totalement captivantes qui fourmillent de détails sur la jeunesse du sanguinaire Pancho Villa Georgien :
Iossif Vissarionovitch Djougachvili, dit “Sosso”, ou encore “Koba”, et bien sûr, “Joseph Staline”.
Dans ce volume on couvre la période qui va de sa naissance (1879) à son accession au pouvoir (1917).Mais déjà, le parcours est à la mesure du futur, Il aura tout fait avant de devenir le monstrueux Tsar Rouge que tout le monde connaît.
Poète, intellectuel (autodidacte, c’est un lecteur insatiable), séminariste, agitateur, révolutionnaire, détrousseur, bandit de grand chemin, pirate de haute mer, journaliste marxiste-léniniste, chef de gang, séducteur impénitent, géniteur inconséquent, déporté, évadé... Ce mec est un tourbillon sans aucune moralité. Mais quelle énergie !
La plume, la bite et le Mauser, au service du marxisme, de la vanité, de la violence et de la paranoïa.
Forcement, et on le sait, tout ça va très mal se terminer... pour des dizaines de millions d'autres.
Ok, je ne peux pas m’arrêter en 1920, il me faut la suite.
Souriez, vous allez être fusillés...
mardi 18 décembre 2012
Lénine, Hélène Carrère d’Encausse
Pffouuu...
Pourquoi est-ce que je m’inflige des trucs comm’ çà, hum ?
Je n’ai jamais eu d’illusions sur Lénine, ou alors pendant six mois quand j’avais treize ans, quand une pionne de cinquième a tenté d'initier les jeunes puceaux que nous étions au marxisme-léninisme, entre un Edgard Poe et un LedZep. Perso, j’ai préféré Trotski entre Boris Vian et Zapa, mais c'était plus tard, j’avais au moins quinze ans ; j’étais quasi-émancipé, j’avais une mobylette...
Bien sûr, on savait (plus ou moins) que c’était un monstre, un sanguinaire, ce Lénine, mais j’avais mal capté l'ampleur de l'escroquerie. Le mortifère satrape Staline m’avait éclipsé l'impitoyable théoricien Lénine.
Tout lui a fait ventre, sauf la démocratie, ça y peut pas, c'est pour les faibles, ça lui file des aigreurs. En 1917, il donne le ton quand il s'assoit sur le vote des russes et pulvérise l'Assemblée constituante, kidnappant la révolution :
… en période révolutionnaire, la “volonté de la majorité” ne compte pas ; “ce qui importe, c’est une minorité mieux organisée, plus consciente, mieux armée, qui sait imposer sa volonté à la majorité, et vaincre”.
…
Tout est dit, et à chaque fois qu’un groupe se donne les moyens d’appliquer ce “théorème”, tu te retrouves avec une jolie dictature bien saignante sur les moignons.
C'est un acrobate ce mec, il rebondira sur toutes les doctrines qui l’arrangeront ; la Commune de Paris, Marx, Engels, Jaurès, et il développera surtout un appétit pathologique pour le pouvoir.
Un fou furieux, mais pas que. Un esprit retord, une volonté de fer, une fourberie incommensurable ; entre 1917 et 1924 il forge un appareil d’Etat qui se révélera être une parfaite machine à broyer des humains !
Ah, oui, farang bolchevique, t’en apprendras des choses avec cette excellente bio de la belle Hélène, cinq cents lourdes pages passionnantes qui m'ont vraiment convaincu qu'il faut en savoir plus.
Moi, c'est l'autre qui m'intéresse maintenant, le petit père des peuples, le voyou magnifique, le Staline...
Celui-là, il me tarde d’approfondir son cursus de mafieux paranoïaque.
Je vous demande de le croire, vous n'avez encore rien vu...
Pourquoi est-ce que je m’inflige des trucs comm’ çà, hum ?
Je n’ai jamais eu d’illusions sur Lénine, ou alors pendant six mois quand j’avais treize ans, quand une pionne de cinquième a tenté d'initier les jeunes puceaux que nous étions au marxisme-léninisme, entre un Edgard Poe et un LedZep. Perso, j’ai préféré Trotski entre Boris Vian et Zapa, mais c'était plus tard, j’avais au moins quinze ans ; j’étais quasi-émancipé, j’avais une mobylette...
Bien sûr, on savait (plus ou moins) que c’était un monstre, un sanguinaire, ce Lénine, mais j’avais mal capté l'ampleur de l'escroquerie. Le mortifère satrape Staline m’avait éclipsé l'impitoyable théoricien Lénine.
Tout lui a fait ventre, sauf la démocratie, ça y peut pas, c'est pour les faibles, ça lui file des aigreurs. En 1917, il donne le ton quand il s'assoit sur le vote des russes et pulvérise l'Assemblée constituante, kidnappant la révolution :
… en période révolutionnaire, la “volonté de la majorité” ne compte pas ; “ce qui importe, c’est une minorité mieux organisée, plus consciente, mieux armée, qui sait imposer sa volonté à la majorité, et vaincre”.
…
Tout est dit, et à chaque fois qu’un groupe se donne les moyens d’appliquer ce “théorème”, tu te retrouves avec une jolie dictature bien saignante sur les moignons.
C'est un acrobate ce mec, il rebondira sur toutes les doctrines qui l’arrangeront ; la Commune de Paris, Marx, Engels, Jaurès, et il développera surtout un appétit pathologique pour le pouvoir.
Un fou furieux, mais pas que. Un esprit retord, une volonté de fer, une fourberie incommensurable ; entre 1917 et 1924 il forge un appareil d’Etat qui se révélera être une parfaite machine à broyer des humains !
Ah, oui, farang bolchevique, t’en apprendras des choses avec cette excellente bio de la belle Hélène, cinq cents lourdes pages passionnantes qui m'ont vraiment convaincu qu'il faut en savoir plus.
Moi, c'est l'autre qui m'intéresse maintenant, le petit père des peuples, le voyou magnifique, le Staline...
Celui-là, il me tarde d’approfondir son cursus de mafieux paranoïaque.
Je vous demande de le croire, vous n'avez encore rien vu...
samedi 15 décembre 2012
La révolution Romantique (t. 14)

Mouais, c’est pas le mieux de la série.
Pour moi, un vrai romantique, il est forcément allemand... c’est comme les arbitres internationaux, faut qu’ils soient anglais, sinon c’est que des ch’tio merdaillons en culottes courtes ; allez vous rhabiller, jeune homme !
Et puis, Chateaubriand en Rebelle, même romantique, ça m’a un peu gonflé.
Il y a cependant quelques beaux morceaux de bravoures alexandriniques:
…
Vous me demanderez si je suis catholique.
Oui ; - j’aime fort aussi les dieux Lath et Nésu.
Tartak et Pimpocau me semblent sans réplique ;
Que dites-vous encor de Parabavastu ?
J’aime Bidi, - Khoda me paraît un bon sire ;
Et quant à Kichatan, je n’ai rien à lui dire.
C’est un bon petit dieu que le dieu Michapous.
Mais je hais les cagots, les robins et les cuistres,
Qu’ils servent Pimpocau, Mahomet ou Vishnou.
Vous pouvez de ma part répondre à leurs ministres
Que je ne sais comment je vais je ne sais où.
…
Alfred de Musset, La Coupe et les lèvres, “Dédicace”, 1832
Je vous demande de ne pas recommencer...
vendredi 14 décembre 2012
Karoo, Steve Tesich
Alors là... Comment dire ? … Je… Arghhh !
[ légère digression me donnant de l'air ]
Hum, hum...
On commence à le savoir maintenant, hein, fidèle farang, je suis excessif dans mes commentaires ; y a pas grand chose que je n’aime pas, tout ce qui est écrit me fait ventre. Une sorte de curiosité pathologique, d’avidité malsaine : dès qu’un “livre” traverse mon horizon événementiel, faut que je le possède, que je m’en gorge et, depuis peu, que j’en fournisse un distillat souvent trop exalté dans ma chère 4269 de la Carène. Je ne suis donc pas un critique littéraire fiable et, ventre-saint-gris, comment saurais-je faire cela, d'ailleurs ?
Cependant, je suis bien obligaresse de constater qu'il y a des romans qui me travaillent “en profondeur”.
Le Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry, la Vie animale de Justin Torres, ou Les chaussures Italiennes de Henning Mankell m’ont totalement subjugué... Y a pas à chier, on ne ressort pas indemne de ces bouquins, il y a quelque chose de subtil qui change en nous, un centre quelconque qui bouge et nous oblige à trouver un nouvel équilibre, nous sommes marqués, déstabilisés, modifiés... quant à savoir si c’est en mieux ou en moins bien, c’est une autre histoire. C’est tellement chiant de perdre l’équilibre, ça oblige à des gesticulations désagréables, mais souventefois ça fait faire un pas, en avant...
M’fin, brèfe, maintenant il faut que j’allonge la liste à ce Karoo.
Ce texte est énorme et multi-couches.
Insertion au forceps de la condition humaine dans un roman, pas moins.
Gloire et chute d’un menteur pathologique : Saul Karoo, mais surtout c’est la dissection d’un mode de vie et d’une époque, d’une humanité.
Tesich nous installe dans le cockpit d’un avion en flamme, Doc Karoo. Faux écrivain, faux mari, faux père, vrai-faux alcoolique (!), faux ami... fausse vie confortable, mais vraie chute inéluctable. On assiste à la vaine lutte du pilote, à ces pathétiques tribulations tout au long de cette trajectoire fatale.
Tout est terriblement pertinent et effrayant. Tous ces masques, tous ces semblants, toutes ces putasseries (sordides ou glorieuses) ; toute cette schizophrénie qui nous possède, qui nous domine et qui nous fait agir comme des pantins manipulés et manipulateurs. Cette lucidité aveuglante sur la téléonomie du mensonge car, oui, notre milieu ambiant est le mensonge, il impose la cadence, les formes ; c’est le vent qui sculpte l’âme des hommes. S’il existe un Dieu, c’est bien lui, le Mensonge ; celui-là, vous pouvez y croire, il existe, nous l'avons tous en nous. Il nous entoure, nous fait vivre et nous gouverne. Il préside impunément le salop!
Pareil pour la construction du livre, ce diable de Tesich fait un truc que j’ai rarement vu dans un roman, il nous désubjectivise en plein vol. Oui madame ! Nous sommes le “je” jusqu’à la page 468, et Paf ! le “il” surgit de la page 469 à la fin (p. 600~). C’est fini, plus de “je”, nous venons d’être siège-éjecté du bolide à l’insu de notre plein gré, putain ! Nous assistons au crash final d’un “moi” qui n’est plus le notre ; nous sommes saufs, désolidarisés de la catastrophe, nous ne subirons pas les dernières indignités de Karoo, nous n’en serons que les spectateurs distanciés... Merci bien ! Brrr...
Je ne suis pas l’ami de Saul, il m’a trop montré de moi...(et de toi aussi, connard !) mais je suis désormais un inconditionnel de Tesich.
Merci Doc, pour ce moment inconfortable et casse-gueule ; c'était instructif...
À lire ABSOLUMENT ! (forcez-vous, merde !)
Je vous demande de vérifier votre parachute...
[ légère digression me donnant de l'air ]
Hum, hum...
On commence à le savoir maintenant, hein, fidèle farang, je suis excessif dans mes commentaires ; y a pas grand chose que je n’aime pas, tout ce qui est écrit me fait ventre. Une sorte de curiosité pathologique, d’avidité malsaine : dès qu’un “livre” traverse mon horizon événementiel, faut que je le possède, que je m’en gorge et, depuis peu, que j’en fournisse un distillat souvent trop exalté dans ma chère 4269 de la Carène. Je ne suis donc pas un critique littéraire fiable et, ventre-saint-gris, comment saurais-je faire cela, d'ailleurs ?
Cependant, je suis bien obligaresse de constater qu'il y a des romans qui me travaillent “en profondeur”.
Le Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry, la Vie animale de Justin Torres, ou Les chaussures Italiennes de Henning Mankell m’ont totalement subjugué... Y a pas à chier, on ne ressort pas indemne de ces bouquins, il y a quelque chose de subtil qui change en nous, un centre quelconque qui bouge et nous oblige à trouver un nouvel équilibre, nous sommes marqués, déstabilisés, modifiés... quant à savoir si c’est en mieux ou en moins bien, c’est une autre histoire. C’est tellement chiant de perdre l’équilibre, ça oblige à des gesticulations désagréables, mais souventefois ça fait faire un pas, en avant...
M’fin, brèfe, maintenant il faut que j’allonge la liste à ce Karoo.
Ce texte est énorme et multi-couches.
Insertion au forceps de la condition humaine dans un roman, pas moins.
Gloire et chute d’un menteur pathologique : Saul Karoo, mais surtout c’est la dissection d’un mode de vie et d’une époque, d’une humanité.
Tesich nous installe dans le cockpit d’un avion en flamme, Doc Karoo. Faux écrivain, faux mari, faux père, vrai-faux alcoolique (!), faux ami... fausse vie confortable, mais vraie chute inéluctable. On assiste à la vaine lutte du pilote, à ces pathétiques tribulations tout au long de cette trajectoire fatale.
Tout est terriblement pertinent et effrayant. Tous ces masques, tous ces semblants, toutes ces putasseries (sordides ou glorieuses) ; toute cette schizophrénie qui nous possède, qui nous domine et qui nous fait agir comme des pantins manipulés et manipulateurs. Cette lucidité aveuglante sur la téléonomie du mensonge car, oui, notre milieu ambiant est le mensonge, il impose la cadence, les formes ; c’est le vent qui sculpte l’âme des hommes. S’il existe un Dieu, c’est bien lui, le Mensonge ; celui-là, vous pouvez y croire, il existe, nous l'avons tous en nous. Il nous entoure, nous fait vivre et nous gouverne. Il préside impunément le salop!
Pareil pour la construction du livre, ce diable de Tesich fait un truc que j’ai rarement vu dans un roman, il nous désubjectivise en plein vol. Oui madame ! Nous sommes le “je” jusqu’à la page 468, et Paf ! le “il” surgit de la page 469 à la fin (p. 600~). C’est fini, plus de “je”, nous venons d’être siège-éjecté du bolide à l’insu de notre plein gré, putain ! Nous assistons au crash final d’un “moi” qui n’est plus le notre ; nous sommes saufs, désolidarisés de la catastrophe, nous ne subirons pas les dernières indignités de Karoo, nous n’en serons que les spectateurs distanciés... Merci bien ! Brrr...
Je ne suis pas l’ami de Saul, il m’a trop montré de moi...(et de toi aussi, connard !) mais je suis désormais un inconditionnel de Tesich.
Merci Doc, pour ce moment inconfortable et casse-gueule ; c'était instructif...
À lire ABSOLUMENT ! (forcez-vous, merde !)
![]() |
| la chute d'Icare, dessin d'élève |
Je vous demande de vérifier votre parachute...
mercredi 12 décembre 2012
Visa pour Shanghai, QIU Xiaolong
De
nouveau à Shanghai dans le sillage de l’inspecteur-poète Chen qui va
cette fois chaperonner une sympathique et accorte jeune femme du F.B.I., Catherine
Rohn, sur fond de triades féroces, de meurtres rituels et d’immigration
clandestine.
Dans l’ordre, c’est le deuxième roman du camarade Qiu Xiaolong, il suit “Mort d’une héroïne rouge” et on est vite rassuré de voir que toute la petite clique de ses amis qui c’était mise en place lors du premier opus, retrouve, ici encore, son orbite rassurante autour de notre inspecteur chinois favoris ; Yu, Peiquin, le vieux chasseur, Petit Zhou et bien sûr, le nébuleux secrétaire du Parti : le camarde Li.
Bon, t’inquiète, bien que la Catherinette yankee soit gironde, c’est pas elle qui réussira à lui mettre le grappin dessus, non. Il y a quelque chose de slave dans le caractère de l'inspecteur Chen, faut qu’il soit malheureux en amour, qu’il ait la quéquette triste, pour être bon flic et bon polète.
Et, comme toujours, une petite piqûre de rappel sur les réalités de la Révolution Culturelle, on continue d’en redécouvrir les bienfaits dans quelques pages édifiantes. Rappelle-toi que les “jeunes instruits” des années 60 n’avaient pas beau spiele ; allez, zou ! Tout le monde à la campagne et vive la rédemption agricole et la rizière expiatoire... Rigolait pas le Grand Timonier !
Ceci dit, dans les livres de Qiu Xiaolong, il faut être attentif à ce délicieux fumet qui émane de nombre de phrases appétissantes quand il décrit les repas chinois.
Et vas-y que je m’empiffre de boulettes de viandes parfumées, de soupes de canard, de brochettes farcies, de nouilles sautées aux calamars, de petits pouces de bambou frits dans ... Oh Putain, j’ai faim !
Non, sans dec, vous pourrez m’expliquer ce que vous voudrez sur les Chinois, moi j’dis qu’un peuple qui pratique la tortore à ce niveau ne peut pas être tout à fait mauvais...

Je vous demande de ne plus saliver...
Dans l’ordre, c’est le deuxième roman du camarade Qiu Xiaolong, il suit “Mort d’une héroïne rouge” et on est vite rassuré de voir que toute la petite clique de ses amis qui c’était mise en place lors du premier opus, retrouve, ici encore, son orbite rassurante autour de notre inspecteur chinois favoris ; Yu, Peiquin, le vieux chasseur, Petit Zhou et bien sûr, le nébuleux secrétaire du Parti : le camarde Li.
Bon, t’inquiète, bien que la Catherinette yankee soit gironde, c’est pas elle qui réussira à lui mettre le grappin dessus, non. Il y a quelque chose de slave dans le caractère de l'inspecteur Chen, faut qu’il soit malheureux en amour, qu’il ait la quéquette triste, pour être bon flic et bon polète.
Et, comme toujours, une petite piqûre de rappel sur les réalités de la Révolution Culturelle, on continue d’en redécouvrir les bienfaits dans quelques pages édifiantes. Rappelle-toi que les “jeunes instruits” des années 60 n’avaient pas beau spiele ; allez, zou ! Tout le monde à la campagne et vive la rédemption agricole et la rizière expiatoire... Rigolait pas le Grand Timonier !
Ceci dit, dans les livres de Qiu Xiaolong, il faut être attentif à ce délicieux fumet qui émane de nombre de phrases appétissantes quand il décrit les repas chinois.
Et vas-y que je m’empiffre de boulettes de viandes parfumées, de soupes de canard, de brochettes farcies, de nouilles sautées aux calamars, de petits pouces de bambou frits dans ... Oh Putain, j’ai faim !
Non, sans dec, vous pourrez m’expliquer ce que vous voudrez sur les Chinois, moi j’dis qu’un peuple qui pratique la tortore à ce niveau ne peut pas être tout à fait mauvais...

Je vous demande de ne plus saliver...
mardi 11 décembre 2012
Triple Crossing, Sebastian Rotella
Une histoire de la frontière.
Une histoire entre les frontières.
Entre le Mexique et les US ; entre Tijuana et San-Diego.
Ça parait bien net, précis, dit comme ça, mais cette rigueur géographique est brouillée par les narco-traficants et les mafias de toutes obédiences. Le crime organisé, lui, ne s’encombre pas de pudeurs topologiques... il en profite, tout simplement.
A cheval sur ces deux mondes, le jeune Valentin Pescatore, mi flic mi-voyou et surtout funambule de l’impossible, nous plonge dans cette nouvelle condition (in)humaine.
Ça débute avec la chasse nocturne aux émigrants clandestins montant coûte que coûte à l’assaut de la frontière, hypnotisés par la lumière de l’Américan way, chassés par la misère...
On s’infiltre ensuite en pleine guerre des gangs Mexicains en suivant le groupe Diogène de Méndez (brigade anti-corruption).
Puis on se retrouve au coeur de l’Amérique Latine, la Triple Frontière, au barycentre de tous les trafics entre le Brésil, le Paraguay et l’Argentine ; gros sous, intérêts imbriqués, et le plomb qui vole bas !
C’est précis, détaillé, hyper-renseigné.
La rigueur journalistique d’un Morgan Sportès et le sens du rythme d’un Déon Meyer...
Gros potentiel ce garçon.
C'est un premier roman, et c’est (presque) parfait.
Merci Don Sebastian ! On en veut encore du piment chicano...
Gringos ! Yé bou démandé dé né pas abousser dé cetté soupositorio...
Une histoire entre les frontières.
Entre le Mexique et les US ; entre Tijuana et San-Diego.
Ça parait bien net, précis, dit comme ça, mais cette rigueur géographique est brouillée par les narco-traficants et les mafias de toutes obédiences. Le crime organisé, lui, ne s’encombre pas de pudeurs topologiques... il en profite, tout simplement.
A cheval sur ces deux mondes, le jeune Valentin Pescatore, mi flic mi-voyou et surtout funambule de l’impossible, nous plonge dans cette nouvelle condition (in)humaine.
Ça débute avec la chasse nocturne aux émigrants clandestins montant coûte que coûte à l’assaut de la frontière, hypnotisés par la lumière de l’Américan way, chassés par la misère...
On s’infiltre ensuite en pleine guerre des gangs Mexicains en suivant le groupe Diogène de Méndez (brigade anti-corruption).
Puis on se retrouve au coeur de l’Amérique Latine, la Triple Frontière, au barycentre de tous les trafics entre le Brésil, le Paraguay et l’Argentine ; gros sous, intérêts imbriqués, et le plomb qui vole bas !
C’est précis, détaillé, hyper-renseigné.
La rigueur journalistique d’un Morgan Sportès et le sens du rythme d’un Déon Meyer...
Gros potentiel ce garçon.
C'est un premier roman, et c’est (presque) parfait.
Merci Don Sebastian ! On en veut encore du piment chicano...
Gringos ! Yé bou démandé dé né pas abousser dé cetté soupositorio...
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