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dimanche 31 mai 2015

Lettre aux escrocs de l’islamo-phobie qui font le jeu des racistes, Charb

Farang-iscariote, tu le sais, jusqu’au mois de janvier dernier, Charb et sa clique n’étaient que des visiteurs du mercredi, au même titre que les G.O. du Palmipède Enchaîné, ou comme autrefois le furent les Choron et autres barjots de Hara-Kiri et la tribu hétéroclite Jean-Hedernalienne de L’Idiot international. Son assassinat le propulse désormais au rang des icônes intouchables. De son vivant il a été taxé d’islamophobe, de papophage, de provocateur, d’intolérant et de sectaire ; maintenant qu’un sale connard l’a flingué,  je suppose qu’on va lui faire subir les derniers outrages d’une béatification… Saint Charb, ça va avoir de la gueule, non ?
Putain de Dieu, quelle ignominie !
Comment en est-on arrivé là ?
Pourquoi a-t-il fallu que Charb se justifie avec ce dernier livre ?
Qu’est-ce qui a mal tourné depuis l’époque de Hara-kiri où la pire des peines pour un journaliste-caricaturiste était de se voir censuré ?
Par quel truchement, quel réflexe sociétal, la censure c’est-elle transformée en mise à mort de l'impénitent ?
Mise à mort du contradicteur, du blasphémateur, de l’autre, de l’impur, de l’irrespectueux d’un dogme religieux quelconque.

J’ai bien plusieurs idées qui me viennent au neurone, comm’ ça, tout de suite, mais en dernière analyse, je pense que les Charb, Riss, Cabus et les autres ont été victimes de la défection générale de leurs camarades journalistes ; je ne parle pas des formidables faux-culs de la presse anglo-saxonne, qui sous couvert de neutralité et d’objectivité se couchent devant les lobbies religieux, en sont même les zélotes - on n’a pas vu un seul dessin non flouté - non, je ne parle pas que de ces imbéciles suiveurs d’opinion qui,  en plus d’être des lâches sont décidément de véritables cons, mais quid des collègues journalistes et écrivains français ?  Pourquoi Todd nous fait-il caca dessus ? Pourquoi ne sont-ils pas tous des Charlie ? Qu’est-ce qui peut animer et lier la mauvaiseté d’un Dieudonné et d’un contempteur de Caroline Fourest ?
Tout ça me possède et me patafiole !

Mais laissons une dernière fois la parole à Charb dans ces trois distillats :

Avoir peur de l'islam est sans doute crétin, absurde et plein d'autres choses encore, mais ce n'est pas un délit, ajoute-t-il avant de conclure: Le problème, ce n'est ni le Coran ni la Bible, romans soporifiques, incohérents et mal écrits, mais le fidèle qui lit le Coran ou la Bible comme on lit la notice de montage d'une étagère Ikea.
...

Si, au contraire de l’existence de Dieu, il est difficile de nier celle de Marx, de Lénine ou de Georges Marchais, ce n’est pas blasphémer, se montrer raciste ni communistophobe que de douter de la validité de leurs écrits ou de leurs discours. En France, une religion n’est pas autre chose qu’un ensemble de textes, de traditions et de coutumes parfaitement critiquables. Affubler Marx d’un nez de clown n’est ni plus ni moins outrageant et scandaleux qu’affubler Mahomet du même pif.
Dieu est assez grand pour se défendre tout seul

Les catholiques intégristes, mais aussi d’autres, réputés plus modérés, ruminent depuis 1905 l’adoption de la loi de séparation des Églises et de l’État et rêvent d’une revanche. Ce qu’une jurisprudence accorderait aux musulmans, elle l’accorderait également aux autres croyants.

Merci à l'ami Charb pour cette mise au point et merci à l’ami  Steph de faire circuler ce livre.
Vous êtes tous deux également aimables… et c'est donc pour cela que nous vous aimons. 







Je suis toujours Charlie...

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