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mercredi 16 octobre 2013

Destination : Vide, Frank Herbert

J’avais lu ce bouquin à la fin des années 70.
À l’époque et dans ma paroisse, l’ami Frank tenait le haut du pavé estampillé SF depuis au moins dix piges, il nous avait pulvérisé avec les trois premiers Dune ; tu parles si j’avais sauté sur ce Destination vide !

Hélas, j’avais très rapidement trouvé ça abscons, mais bon, j’étais jeune et enthousiaste, et j’avais envers le Maître l’indulgence d’un petit n’enfant de coeur quand le bon père le coince dans la sacristie et lui explique en relevant sa bure qu’il va lui montrer le petit jésus… Quoi ! T’as jamais été enfant de coeure ? … Brèfe, j’ai vite avalé mon hostie, non sans quelques grimaces, et je suis passé à la suite.

Ben main’nant, en 2013, c’est carrément désuet.
Cela étant, il en va de même avec le 2001 Odysée de l’Espace de l’ami Arthur, il ne faut pas faire une fixette sur l’habillage techno-obsolète de la SF de Grand-papa, sinon le bouquin te tombera des mains. Non, il faut évacuer ce côté bricoleur fou du héros, le camarde John Lon Bickel, le seul mec à l’ouest du Pecos saturnien à être capable de nous fabriquer une conscience “artificielle” avec un ordinateur à lampe, cinquante mètres de fils téléphonique et un fer à souder.
Ouais, t’as bien lu, les gaziers du XXIIIème siècles se sont mis en tête de fabriquer une conscience artificielle ! Putain ! Alors, comme les gros bonnets de la capitale ont déjà tenté l’expérience sur Terre et que ça s’est hyper-mal terminé - figure-toi que la conscience artificielle c’est méchant comme un DRH par nature -  ils ont externalisé tout le process industriel de fabrication sur un vaisseau spatial, le Terra VI, lancé à une bonne fraction de C vers Tau Céti… si ça merde, c’est loin, tu peux voir venir, prendre des précautions et appuyer sur le boutton rouge de l'autodestruction en dernier recours, pis de toutes façons les cobayes du vaisseau ne sont que des clones, y sont même pas pour de vrai, pffff…


Nonobstant et bien que désuet, ce huis-clos  spatial nous pose toujours cette question intéressante : qu’est-ce que la conscience ?
La conscience… tu parles d’un truc !

Avant même de l’artificialiser, de la chosifier, disons, il serait bon que l’on sache de quoi il en retourne.
Déjà, accroche-toi pour en donner une définition relativement acceptable et qui fasse consensus !
Évidemment, ici et maintenant j’ai la mienne :
… être l’écume qui festonne la crête des fronts d’ondes qui agitent en permanence nos neurones, se voir dans le reflet de mille centres, de mille tourbillons vitaux agitant un tas de viande génétiquement et ontologiquement organisé ; se reconnaître comme soi, savoir intimement que je suis mon sujet… Je !

Quant à ce qui anime toute cette mécanique, tout ce neuro-merdier électrochimique, l’ami Jean-Claude Ameisen nous a déjà mis la puce à l’oreille et, au passage, je te conseille de te renseigner u’gemment si ce n’est déjà fait (podcastable sur le site de France-Inter).


Et phisolophiquement : est-on si loin de l’Être et de l’Etant du camarade Heidegger, ou de Levinass (mon chéri) qui arrive à trouver une âme dans la conscience de l’autre… Tu sais quoi ? On aimerait bien qu’il y ai un Dieu qui tienne la baguette, ce serait plus confortable, hein ?

Sans compter qu’avant d’en fabriquer une de façon “artificielle”, j’aimerai bien savoir si les animaux en ont de la “conscience”… pourquoi pas, les objets ont bien une âme, que je sache ?
Et mon chat (Fils-Pougne) en a-t-il une ? En tous les cas il en possède les attributs. Il rêve (je le sais !), il anticipe sur l’heure de la bouffe, il a donc sa flèche du temps, il calcule, il se sait lui, surtout quand il met une peignée à sa coreligionnaire (Kiké), et peut-être même que ne sachant parier sur aucun dieu, est-il plus Heideggerien que Lévinassien ? Hum, Qu'est-ce t'en penses ?
Quoi qu’il en soit, sache, farang-Lamartinien, qu’il me regarde avec amour quand il pète… si ça ce n’est pas la preuve qu’il a une conscience et même une âme... qui s’attache à notre âme et la force d’aimer, hein ?


Tu vois le coup ? Finalement, par delà ses défauts à la Bob Morane ce livre est une invite à la gambèrge phisolo… phlilo… m’enfin, y te fera reufléchir, couillon de lune !


Frank Herbert est donc toujours mon ami, surtout qu’à partir du tome deux de ce Cycle du Programme conscience, je crois me souvenir que ça devient un peu plus dynamique, un peu plus planet opéra, disons.


Felidae Pougnatus



N’en doutez plus, j’ai une conscience….

lundi 14 octobre 2013

Les villes invisibles, Italo Calvino

Un voyage hautement poétique à travers une cinquantaine de villes imaginaires, invisibles.


L’ami Italo a trouvé l’artifice d’un dialogue entre Marco Polo et l'empereur Kublai Khan pour distiller ces cinquantes fragments de poésie urbaine.


Elles ont pour nom des prénoms féminins tels que : 

Dorothée, Zora, Ersilie, Léandra, Procope ou Bersabée...


Et elles ont toutes un petit quelque chose de Venise.
Du soleil sur les tuiles, une fontaine qui chante sur une place, une enfilade de fenêtres dans la perspective d’une façade blanche, l’hypothèse cintrée d’un pont enjambant de l’eau ; mille détails qui surgissent à la vue de qui sait regarder et prend le temps d’observer.


Et il y a des gens dans ces villes, des gens qui leur ressemble, extravagants, nonchalants, radieux, ternes, par groupes ou solitaires, tourmentés ou indifférents ; des soldats, des putes, des prêtres, des familles qui se promènent, des petits enfants, des cris… des gens, quoi !


Il y a bien sûr des Dieux ; pléthoriques, facétieux, cruels ou ridicules, tous marquent leur cité et ses habitants à travers l’architecture et son usage.


Ah oui, nous sommes au XIIIème siècle, faut garder ça en mémoire.


Que te dire de plus, farang-inquisiteur, si ce n’est qu’il ne te faudra par faire comme moi lorsque tu liras ce livre. Il ne faut pas partir bille en tête comme si tu montais à l’assaut d’un polar de Coben ou un épisode du Trône de Fer.
Non, il faut se laisser bercer par l’insolite, par la poésie des sons, par les jeux d’ombres et de lumières sur un angle de vieille pierres, et surtout par la magie de la découverte de ces villes invisibles et pourtant vivantes.


Ce livre est un OT²E (Objet Très Très Exotiques) et va savoir comment il m’a atterri dans les pognes ?


Quoi qu’il en soit, Padre Italo Calvino est mon ami…



Kublai Khan,
Le pote de Marco




Marco, je te demande de me raconter Venise...

dimanche 13 octobre 2013

La nuit du Vojd, Hervé Bel

Très singulier ce bouquin ; un ovni.

J’ai vraiment cru, au début du moins, qu’on se situait durant les grandes heures du Stalinisme. Comme j’ai encore en tête l’excellente biographie de Simon Sebag MontefioreI sur l’Ogre Rouge, j’ai sauté à pieds joints dans cette illusion tant l’ami Hervé possède son sujet et colle à l’Histoire avec en pivot principal l’hypothèse du suicide (programmé ? !) de Nadejda Sergueïevna Allilouïeva, la deuxième femme du petit père des peuples.

Ce que je crois : 
il s’agit d’un preteste pour nous dessiller, pour nous mettre le nez dans nos faiblesses ontologiques et éternelles ; lavage de cerveau, amour irrationnel de l'autorité, du chef (le Vojd), pusillanimité du sujet noyé dans la masse, effet de meute ; tous les ingrédients de l'asservissement sont là, testés et éprouvés. On le sait, tout a déjà été démontré… même les rats agissent de la sorte ; tous les animaux grégaires, en fait. Tu réussis à te persuader que ton intérêt est celui de ton dominant. C’est fort ce pari sur la faiblesse de l'autre !
Le rat Alpha, le Staline, l’Ultra-Républicain, le DRH, le Bernard Tapie ou le Gourou de la secte Trucmuche agissent tous en fonction de ce shéma : tu dois être persuadé qu’il te faut occuper ta place, quelqu'elle soit, dans la pyramide de commandement qu’ils ont créé.

Corollairement, la liberté individuelle, si elle existe, est la chose la plus difficile à assumer ; elle nécessite tant de convictions et de courage que les rares qui la gagne et qui y survivent sont forcément devenus des prédateurs, des Mâles Alpha. La majorité des autres n’étant que les outils de ceux-là.

Pour en finir, ce salaud de Hervé te confirme à la dernière page qu’il s’agissait bien d’une métaphore sur l’art et la manière d’utiliser son prochain. Au lieu de rentrer à Moscou, le personnage principal rentre à Paris… Mission accomplie… c’eût pu être un DRH des temps modernes, dis-donc !  Brrrr…

Un conte philosophique hyper-réaliste sur l’usage du pouvoir à l’aune de nos faiblesses structurelles.
Violences et manipulations psychologiques au programme.

C'est extrêmement bien documenté, mais cette plongée dans les rouages mortifères du NKVD de Lavrenti Pavlovitch Beria est effrayante.

Hervé Bel, je ne sais pas bien si t'es mon ami, mais c'était parfait.




Mâle Alpha





Je vous demande de stresser...


Fakirs, Antonin Varenne

Mon chéri, voila un polard qu’il était ciselé ! Un grand monsieur cet Antonin, m’est avis qui va faire des étincelles çuilà aussi.


Flics déjantés zonnant au département “Suicide” du 36 Quai des Orphèvres, barbouzes américaines en villégiature forcée aux pays du Grand Charles, un ex-taulard gardien de parc du jardin du Luxembourg, communauté hippy dans le Lot, putasseries fines à l’ambassade Américaine ; tous les ingrédients pour faire un polard de plus…

Ben, c’est pas juste un polard de plus, farang-bulgare, entre les deux flicards, les deux amerloques et le taulard Bunker (et son chien Mesrine) va se jouer une partie de carambole serrée. Des personnages dotés d’une psychologie extrêmement fouillée, un background historique délivré au compte gouttes font de ce bouquin un objet qui devient de plus en plus difficile à lâcher au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans la trame narrative.

Sache que ce n’est pas le polard de monsieur tout le monde ; c’est puissant, bien mené et ça finit hyper-mal pour plein de gusses, mais chut... faut pas que je le dis.



Y a pas, ce mec possède son art à fond. Y fait ce qu’il veut, y nous mène par le bout du nez, quoi.


Je sens bien qu'Antonin Varenne va devenir un bon ami...








Je vous demande d’aller vous faire hameçonner...

jeudi 10 octobre 2013

Fureur et Mystère, René Char

Quatre ans que je n’avais pas remis le nez dans cette merveille de l’ami René. Mais comment ai-je fait pour survivre ?
J’aime bien la poésie, du moins quand je la comprends assez rapidement et je sais bien qu’il ne sert à rien d’établir un tiercé gagnant au sein des grosses cylindrées du genre, là je te parle des Verlaine, Prévert, Eluard, Rimbault, Apollinaire and Co. ; je te laisse compléter la liste à l’aune de tes amours (mortes ?) en la matière.
Je les aime tous ces monstres, bien sûr, mais s’il en est un qui me touche et qui m’émeut particulièrement dans ce pandémonium d’écorchés vifs, c’est bien le camarade René Char.
Derrière la complexité apparente de sa poésie, se cache la pudeur de ceux qui ont traversé mille morts, la souffrance et la guerre, et qui malgré cela continuent à rêver et à partager, en toute humanité.

Fureur et Mystère me bouleverse à chaque lecture.
Je découvre à nouveau ce merveilleux poème de L’Absent que j'ai déjà lu au moins cinquante fois; c’est bien simple, je devrais le savoir par coeur ! Mais là n’est pas le challenge, non, c’est à chaque fois les retrouvailles en creux, en Négatif, pour filer la métaphore photomatique, avec ceux qui ont irrémédiablement disparu de nos horizons événementiels et que nous aimons pourtant encore profondément... la brûlure du manque, en somme. Ça pique, ok, mais je ne peux faire moins que t’encourager à oser lire Mestre René Char, car tu le vaux bien !

Souventes fois ça frôle l’aphorisme :
...
Être du bond. N’être pas du festin, son épilogue.
(Feuillets d’Hypnos, 197)
Si la vie pouvait n’être que du sommeil désappointé…
(Feuillets d’Hypnos, 198)
...
Il y aura toujours une goutte d’eau pour durer plus que le soleil sans que l’ascendant du soleil soit ébranlé.
(V À la santé du Serpent)
...

Tu vois, farang-des-mangroves, mon oreille est devenue attentive à la musique des mots du Capitaine Alexandre.




Merci René Char.



Capitaine Alexandre





Je vous demande de vous pulvériser...

mercredi 9 octobre 2013

Les princes du sang, Gilbert Schlogel

Once upon the time, in Picardie, Frankreich…

Hélas, Christian Barbier n’aura l’heur de naître que dans 193 ans ; nous commençons dans une Picardie figée dans l’attente de son homme à la péniche… autant pour les mariniers !

En attendant, nous sommes en 1731, c’est la saint Aubin.
Forcément, malvenu puis abandonné, le nouveau né qui atterrit ce jour-là dans le giron de la jeune Soeur Clotilde de la Charité est immédiatement nommé Aubin de La Verle ; la Verle étant la petite rivière qui baigne les murs du château des Malemort de Saint-Yé, sur la rive de laquelle  il fut soit disant trouvé en ce petit matin brumeux du 1er mars.
Dans l’hospice où officie Soeur Clotilde de la Charité s’entassent pèle-mèle une centaine de malades, d’indigents, de fous et une cinquantaine d’autres petits n’orphelins.
Donc, dès son plus jeune age, Aubin va fréquenter de très près le “chirurgien” de l’hospice, maître Hippolyte, barbier de son état, qui passe pratiquer tous les matins son art en saignant, emputant ou redressant les malades que lui désignent ces braves soeurs. Très vite il va devenir l’apprenti du barbier-chirurgien et, de fil en aiguille (si j’ose dire) il réussira à faire sa médecine à Paris. 
Vient de naître le premier maillon d’une lignée de “chirurgiens de père en fils”  qui va traverser les siècles (deux) et l’Histoire.
C’est passionnant et tu vas même comprendre le pourquoi des noms d'hôpitaux tels que : Desault, Bichat ou Larrey. Au passage, très, très déçu de n’avoir rien entendu sur les frères Purpan, mais brèfe.

Tu vas en bouffer de l’épos, farang-ruthénois, tu vas coller aux zévènements depuis le 18ème siècle avec la tribu des “La Verle” ;  les Aubin, Benoît, Damien, Florian et Guillaume.
Tu vas vivre l’histoire de la chirurgie de Louis XV à Giscard Ier .
On participe de loin à la Révolution, puis à la terreur, on fuira en Angleterre, on apprendra de nouvelles techniques à Boston, Vienne, etc.
Les voyages forment la jeunesse et au fil des générations, on sera chirurgien dans la grande armée ; Maringo, Austerlitz… Waterloo. Ça va tronçonner, amputer, et recoudre aux quatre coins de l’Europe.

On opérera aussi au cul des barricades de 1848, on mourra dans l’enclave de la Commune de Paris en 1871, mais heureusement, farang-libidineux, on aura eu le temps de se reproduire… in extremis !
Et au tournant du siècle commenceront à triompher des techniques plus modernes ; l’hygiène, l’anesthésie… on n’ose imaginer ce que ça devait être de se faire charcuter à vif - avant le chloroforme - par un apprenti coiffeur (ou boucher) sale comme les sept péchés et armé d’une scie et d’un rasoir !

Heureusement pour les progrès de la médecine, la grande guerre offrira à nos Grands Saigneurs l’occasion de peaufiner leurs techniques et, le temps d’une respiration, ils pourront valider tous ces nouveaux acquis durant la deuxième guerre mondiale. On ne dira jamais assez l’importance d’une bonne guerre sur l’art des uns à sauver des gens que d’autres font s’entretuer.

Avec Guillaume, le dernier des Laverle, nous arrivons presque chez nous, ou pas loin, et malgré tout ce lobbying para-médical, ch'uis toujours pas pressé d’aller me faire ouvrir le bide par un de ces  barbiers des temps modernes.



Je te l’ai déjà dit, ces un peu plus de huit cents pages étaient passionnantes.

Merci à l’ami Marco pour ce bâptème chirurgical.
Merci à Mestre Schlogel pour cette initiation sanglante…



Christian Barbier




Je vous demande de vous empierger...

jeudi 3 octobre 2013

Un bonheur parfait, James Salter

Un livre parfait,
Une écriture parfaite.
Un tableau parfait.
C’est beau… mais c’est beau !

C’est tellement beau que tu passeras tout le livre à être prisonnier de la phrase suivante, de ce qu’il reste à lire ( à vivre ?) et à ressentir.

Alors bien sûr, farang-dépuratif, ensuite, tu aimeras faire des comparaisons, traquer l'écho de quelque chose de déjà lu, oser des raccourcis scabreux et si en plus tu t’aventurais à exhiber ta pitoyable érudition, tu te laisseras aller à trouver qu’il y a du Richard Yates avec son “Fenêtre panoramique” dans ce bouquin, qu’il y a certainement du Fitzgerald de "Gastsby le magnifique" et du Henning Mankell des "Chaussures italiennes", qu’il y aussi une fragrance de Proust en surfil nostalgique (pourquoi pas ?), et tu te goureras immanquablement car comme je te l’ai déjà fait remarquer, tu manques d’imagination.

Oui, l’ami Salter est plus qu’un écrivain, c’est un passeur d’émotions et de vérités essentielles, sa plume tient lieu tour à tour du pinceau et de l’archet ; dans ce qu’il écrit il y a la magie polychrome de la lumière, de ce que l’on voit, de ce que l’on sent, il y a une petite musique qui se joue de nos sentiments, il y a tous ces moments fractionnés qui s’enfilent sur le fil d’une vie, qui finissent par faire masse et qui nous tirent vers un automne de pastels et de contrebasses, un hivers de blancs et de bleus glacés, poudreux… pulvérulents ?


Un texte beau, naturel et qui possède le temps… Le constat de notre mortalité au milieu de la beauté indifférente de l’Univers.

Généralement, nous échouons à prendre la mesure de notre temps, par peur (pour les plus lucides), paresse (les plus malins), aveuglement (les cons et les salauds), ou peut-être incapacité intellectuelle à le faire (les farangs), ben rappelle-toi que Mestre Ji-Salter (Maison Targaryen) nous octroie ici une putain de piqûre de rappel… si tu ose ce livre tu vas chialer mon cadet !


Un hymne à la vie, à la mort et à la nostalgie… un éblouissement  !







Je vous demande de vous noyer dans ce bonheur parfait...