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mercredi 8 janvier 2014

Le port de la trahison, Patrick O’Brian

Aubrey-Maturin, t. 9 

Bien, dans l’épisode précédent, la ville de Marga a été reprise aux Français et tu te souviendras aussi que notre vieille Demoiselle la Surprise a méchamment  chargé ; elle a encaissé pas mal de boulets (des 32 livres tout en marbre de Venise !). Cahin caha, direction Malte, et le chantier naval de La Valette. En attendant la petite clique de Jack traîne dans cette ville qui semble être un véritable nid d’espion. Coups fourrés en approche rapide.
Sache nonobstant, farang-kersausonesque, qu’il n’est jamais bon de laisser traîner des marins à terre car après, ou t’es obligé d’écouter leurs conneries aux Grosses Têtes, ou ils pètent tout dans les bars du port. Non, les gens de mer faut les occuper ; rien ne vaut une petite expédition vers la lointaine Arabie ou la branche pélusiaque du Nil, suivie par une course poursuite maritime et d'une chasse au trésor à bord du sloop la Niobe (385 tonneaux, 121 âmes).
Et si en plusse tu comptes une, voire deux sommités de la gent des matafs phisolophes naturalistes inscrites dans ton rôle d’équipage, ben sache qu’ils vont t’encombrer le pont avec pas mal de fourbi dont une remarquable cloche de Halley (ouais, ouais, l’éponymique papa de la comète).
Hé, pense un peu que le Stephen va se balader au fond de la mer plus de cinquante piges avant le Capitaine Némo et cent quarante trois ans avant que le Commandant Cousteau n'invente sa soucoupe plongeante ; si ça ne force pas le respect, çà, hein matelot ?

Mais il y a quelque chose de pourri au royaume de La Valette. Les deux missions de cet opus sont vouées à l’échec car l’officier supérieur du renseignement, l'abominable Wray, a été retourné par ces chiens de Français. Trahison sur trahison, donc. Nos aimables duettistes ne comprennent plus rien !

Grâce à Dieu, le contre-amiral Harte, le pro du Jack-bashing et beau-père de Wray, va être envoyé par le fond avec son navire (le Pollux) dans la baie de Jedid, lors d’une bataille navale épique… un salaud de moins !

Encore un très bel épisode abondamment festonné d’écume et d’embruns iodés sous le soleil implacable de la Méditerranée.

...
- La barre au vent d’un demi-quart, dit-il.
- La barre au vent d’un demi-quart, bien monsieur.
...



La cloche de Halley




Je vous demande de… slug...harg… au sec’… bloug, bloug...

lundi 6 janvier 2014

Mission en mer Ionienne, Patrick O’Brian

Aubrey-Maturin, t. 8

Les missions s’enchaînent, les armements se succèdent et l’infatigable Jack est toujours prêt pour le Service de Sa Majesté. 

… Mais ses affaires étaient à présent si terriblement embrouillées qu’il avait accepté volontiers un commandement temporaire peu enviable, celui du Worcester, soizante-quatorze canons, l’un des survivants des Quarante Voleurs, cette série tristement célèbre de vaisseaux de ligne construits sous contrat avec tant de malhonnêteté dans les échantillonnages, les fixations, les couples - dans toute leur construction - que cela excitait les commentaires même à une époque de corruption généralisée : des commentaires fort vifs, d’ailleurs, de la part de ceux qui devaient les conduire en mer.
... 

Première étape : blocus de Toulon. Les navires de Napoléon ne doivent pas sortir de la rade !
Las, ce satané Worcester va presque lui couler sous les pinceaux au premier coup de chien !
Heureusement, cette chère vieille Surprise est disponible ; exit le blocus de Toulon et direction la mer Ionienne pour de nouvelles aventures.
Là-bas, la situasse est complexe, il faut déloger les méchants Français tout en misant sur le bon des trois Beys locaux, eux-mêmes assujettis à la dominance de la Sublime Porte...
Hélas, et je le vois, ta simplicité d’âme ne t’a même pas encore permis de situer la mer Ionienne… putain, c’est pas gagné !
Pouf, pouf...
La mer Ionienne c’est la parcelle de mer Méditerranée sise entre Grèce et Italie avec son chapelet d’îles que nous découvrîmes (souviens-toi, merde !) grâce à la noble Ithaque du rusé Ulysse et puis bien après, grâce à la remarquable Corfou où vécu l’aimable judéo-céphalonique et croquignolesque tribu de Mangeclous, si chère au cœur de notre ami Albert Cohen.

Ceci-dit, dans cet opus et au moins le suivant (Le port de la trahison), nous sommes à nouveau dans le monde d’une Méditerranée qui va de Homère à Fernand Braudel (et oui, et oui, tout est lié, figure-toi.), à la merci des éternelles houles historiographiques de Mare Nostrum… encore Elle.
Car oui, que ce soit celui de Homère, de Braudel, de Cohen ou de O’Brian, cet ancrage topologique et civilisationnel, ce bassin méditerranéen barycentré entre Europe, Levantin et Afrique nous reste éminemment familier ; nous sommes le produit singulier de cette confluence baryonique multi millénaire. 
Et en étant le si scrupuleux et enthousiaste romancier de cette époque, sans aucun doute Patrick O’Brian nous restitue-t-il ces formidables segments de notre Histoire qui sinon gésiraient à jamais coincés dans de vagues et juvéniles souvenirs de lycée…

Que le Grand Septon Patrick O'Brian en soit une nouvelle fois remercié, 
Amen.

Ali-Fernand



Non, mais moi je n’ai rien à voir avec vos “Forty Thieves”.
Ouh là là, non moi c'est une autre histoire, hein...

samedi 4 janvier 2014

La citadelle de la Baltique, Patrick O’Brian


Aubrey-Maturin, t. 7

Tu te souviendras, cher farang-testudo-aubreii, que dès qu’il met pied à terre notre aimable Jack devient le plus vulnérable des hommes ; tout lui est néfaste, tout le dessert et l’embrouille : couple, enfants, chevaux, escrocs, huissiers, maîtresses, jeux, faillite, etc.
Heureusement, Stephen Maturin, son ange gardien est de tous les coups fourrés de l’ancêtre des MI6, et réussit à chaque fois à remettre le bonhomme à la mer, dans l’élément où il excelle et que c’est plaisir à lire, votre honneur…

Encore une fois donc, Stephen en maître d’oeuvre ; il s’agit de retourner les troupes Catalanes de Napoléon qui tiennent une forteresse maritime de la Baltique et de les rapatrier en Catalogne sous influence anglaise.
Toute cette partie ne se passe pas mal, non, c’est après que ça se gâte vraiment, au retour. Un mauvais accrochage avec une frégate française (la Méduse) va projeter la pauvre Ariel sur les brisants de la côte Française de Camaret. S’ensuit un naufrage ignominieux et nos lascars sont à nouveau prisonniers, mais en France cette fois-ci. Ils sont prestement convoyés par Duhamel à la prison du Temple, à Paris. Ça commence à chauffer pour Stephen Maturin car les services secrets Français, aidés par les Americains, viennent de l’identifier pour ce qu’il est réellement : la cheville ouvrière de l'espionnage Britannique. Il faut s'échapper coûte que coûte !

En véritable conte de Monté Cristo, Jack va faire force de voiles et déployer toute sa science à pratiquer un trou dans dans le mur des latrines de leur geôle à l’aide d’un très marin et très ingénieux assemblage de ficelles et de poulies, cartahu sur cartahu… Marchera, marchera pas ?
...
Dans tous les sens le cordage se raidit, se tendit ; les quatre brins au-dessus de la tête de Stephen descendirent vers son nez dans le son musical d’un étirement général. Les petits réas, bien visibles à la lueur de la chandelle, tournaient. La tension s’installa, se renforça peu à peu ; le son musical monta ; la tension augmentait encore. “Joliment, joliment”, murmura Jack et, avec une sorte de soupir, la grande traverse se souleva de trois pouces, à demi dégagée de son lit de granit. “Elle monte”, dit Stephen en poussant les bois dans le trou. Tout l’assemblage de cordages se mit à vibrer, émettant le plus étrange chevrotement dans ce silence, et la pierre retomba, écrasant les bois.
...

T’inquiète matelot, tu connais l'équipage maintenant, ils arriveront à se tirer une fois encore de ce mauvais pas et Stephen finira même par enfin se marier avec Diana, ouf !


"Naufrage sur les écueils"


Pour débarquer, je vous demande de prévoir les bottes...



vendredi 3 janvier 2014

Fortune de guerre, Patrick O’Brian

Aubrey-Maturin, t. 6

Jack Aubrey n’en a toujours pas  fini avec ce maudit voyage. Après l’Australie, direction les Indes Orientales, puis retour vers l’Angleterre à bord du courrier la Flèche, 20 canons, 450 tonneaux, 155 âmes… Pour une fois que notre brave Jack voyage en passager, il aurait pu se la couler douce, non ? Mais voila, le pire qui puisse se produire à bord d’un bateau tout en bois, toile et goudron, c’est qu’il y ait le feu.
Et ouais, moins de cinq minutes après tu te retrouves entassé dans un cotre surchargé avec juste ce que tu avais sur le dos, et te voila parti pour plusieurs semaines à bord du radeau de la Méduse avec trois biscuits et un demi verre d’eau par jour ! Rappelle-toi qu’il va maigrir un grand coup l’ami Jack et il ne pèsera plus ses deux cent vingt livres quand ils seront récupérés in extremis, et plus morts que vifs, par la frégate de Sa Majesté la Java. Hélas, nous sommes en 1812 ;  l’Angleterre et les Etats Unis viennent d’entrer en guerre et peu après la Java est méchamment engagée par la frégate USS Constitution ; baston générale, les yankees sont victorieux, Jack et Stephen séquestrés à Boston en tant que prisonniers de guerre et là, les véritables emmerdes commencent. Jack est soupçonné d’espionnage en lieu et place de Stephen, les barbouzes français Pontet-Canet et Dubreuil sont à deux doigts de leur mettre la main dessus quand notre chirurgien philosophe naturaliste et néanmoins espion irlando-catalan arrive à sauver la situasse en déployant une violence froide que nous ne lui connaissions pas jusqu’alors :
…
Stephen avait son pistolet, mais bien que dans la pièce intérieure et fermée, il préférait éviter le bruit. Pontet-Canet se raidit, mal à l’aise, levant la tête comme s’il sentait la menace. Stephen fit un pas et, au moment où le Français  se retournait, il lui abattit l’énorme pièce d’obsidienne sur la tête, brisant l’un et l’autre. Pontet-Canet tomba : inconscient, il respirait encore. Stephen se pencha sur lui, couteau en main, chercha la carotide encore battante, la trancha et s’écarta du jet de sang.
…

Cher et unique Stephen, merci de veiller sur notre aimable Jack, merci pour ta force d’âme.


- Alors Killick, je vous ai pris à contre cette fois-ci, ha, ha, ha... le tome sept n’est pas prêt, je ne le vois nulle part !
- Que vous êtes assis dessus votre honneur… Que c'est pas chrétien de voir un tel froissement...




Constitution defeating H.M.S. Java



Je vous demande de baisser pavillon...

jeudi 2 janvier 2014

LÎle de la Désolation, Patrick O’Brian

Aubrey-Maturin, t. 5

Dans cette mission, et s'il l'accepte, Jack devra se rendre en Australie  (Botany bay) via Le Cap pour convoyer une misérable troupe de convicts à l’aller et, pour le voyage de retour, rapatrier le tristement célèbre Capitain Bligh qui a encore eu des avanies avec son dernier équipage.

Pour ce faire il disposera du vieux Leopard, navire de ligne de quatrième rang (50 canons et une très mauvaise réputation), de Pullings, de Killick, de Bonden et d’un peu moins de trois cents autres matelots.
Il y aura aussi un passager clandestin, Herapath, une espionne américaine, Mrs Wogan, et  Mr Grant en premier Lieutenant sur lequel il ne faudra pas compter dans un coup de chien.

Bien sûr, et ce n’est peut-être pas pour trop déplaire à Jack, il y aura ce maudit Waakzaamheid (74 canons) Hollandais qui lui coupera obstinément  la route du cap et le pourchassera impitoyablement tout au long des 40 rugissants et même encore plus au sud.
Une chasse furieuse et une bataille féroce dans une mer déchaînée…

… Jack se dressa, retomba et s’en alla en rampant vers les canons. Killick s’efforça de le retenir mais Jack le repoussa et saisit le palan pour aider à sortir le canon tribord tout chargé. Moore se pencha, cigare en main : derrière lui, Jack aperçut le Waakzaamheid à vingt yards, énorme, tout noir, fendant la mer. Quand Moore baissa la main, Jack s’écarta automatiquement ; mais il était encore ahuri, ralenti, et le recul du canon le rejeta à terre. A quatre pattes il chercha le palan dans la fumée, le trouva quand l’obscurité s’éclaircit, et le saisit. Mais pendant un moment il ne comprit pas les acclamations qui remplissaient la chambre, l’assourdissant : c’est ensuite que par les sabords démolis il vit le mât de misaine du Hollandais chanceler, vaciller, les haubans se rompre, le mât et sa voilure tomber par-dessus l’étrave.
Le Leopard atteignit la crête. Il fut aveuglé par l’eau verte, puis sa vision s’éclaircit et à travers le brouillard sanglant coulant de son pansement, il vit l’énorme rouleau avec le Waakzaamheid en travers dans la déferlante, sur le flanc, engagé. Chaos énorme et momentané de coque noire et d’eau blanche, d’espars arrachés, de cordages fous, et puis plus rien qu’une immense montagne gris-vert nappée d’écume.
- Mon Dieu, oh, mon Dieu, dit-il, six cents hommes!
...

Et ce n’est pas fini, le Leopard va ensuite s’éventrer contre un iceberg, début de mutinerie, une partie de l’équipage entraînée par cette canaille de Grant s’enfuit avec les chaloupes et c’est une misérable épave à peine flottante et mutilée qui touchera l’île de la désolation (Kerguelen) par 49° 44’ E et 69° E.

Plusieurs mois après, le Leopard parviendra nonobstant à rallier l’Australie avec un équipage plus que réduit.

Heureusement, toutes ses avanies maritimes n’auront pas empêché Stephen Maturin de réussir le plus bel enfumage de toute l’histoire des services secrets.


Un des plus beaux opus de la série…


Suivant !


HMS Leopard



Et les Leopards pompèrent, pompèrent...

mercredi 1 janvier 2014

Expédition à l'île Maurice, Patrick O'Brian

Aubrey-Maturin, t. 4


Bon, on récapitule :
Fureurs et canonnades dans la Méditerranée avec la Sophie, ravages et exterminations nautiques dans la Manche avec l’horrible Polychrest, circum navigation mouvementée et meurtrière à bord de la chère Surprise ; c’est clair, le Capitaine Jack Aubrey n’a pas une minute à perdre d’autant que pour cette quatrième mission, on lui donne la frégate Boadicea (38 pièces, 284 âmes).
- La main dessus Killick, mon habit numéro Un, nous partons pour l’île Maurice...


La Réunion, L’Île Maurice, un pavillon de Commodore, une petite flottille sous ses ordres et surtout son ennemi héréditaire à combattre : Napoléon et ses troupes, insupportablement encrés là-bas, dans l’océan indien… ces chiens de Français !
Cela dit, il est vrai que Napoléon nous a fait beaucoup de torts quant aux relations internationales du début dix-neuvième.


Blocus, fracas tonitruants, tempêtes, coups fourrés, Jack et Stephen sont à la manoeuvre ; propagande et corruption pour l’espion-chirurgien Maturin (c’est le gant de velours), stratégie militaire et violence absolue pour le commodore Aubrey (la main de fer, donc).
Rappelle-toi que ça va sentir la poudre !
…
Les huniers se déployèrent, l’étrave de la frégate s’orienta au nord-est et s’y fixa ; elle prit de la gîte, encore et encore, tandis que les hommes bordaient successivement basses voiles, perroquets et voiles d’étai ; elle accéléra, l’eau glissant de plus en plus rapide sur ses flancs. Elle longea de près le cruel récif au large de Saint-Denis, changea de cap, deux quarts plus à l’est et, envoyant son clinfoc, fit route vers l’île de la Passe, à dix noeuds, quart après quart, son passage marqué par un sillage bien droit de verte phosphorescence dans l’obscurité.
Chaque minute comptait.
…


Merci Jack…


- Killick, hola Killick, après les toasts au fromage brûlant, apportez-nous le cinquième tome.
- Qu’il est déjà là, monsieur, sous votre serviette… à côté du pot de café… qu’il est déjà tâché de pudding et que c’est misère de voir pareille dévastation…


HMS Boadicea


La Boadicea...

lundi 30 décembre 2013

La Surprise, Patrick O’Brian

Aubrey-Maturin, t. 3


Nous y voila. Là, on s’installe dans la série.
Je sais, cher techno farang (puis-je t'appeler CTF ?) que j’ai été très léger dans les deux commentaires précédents, je ne t’ai peut-être pas fait passer la vibe ; quelques infos disparates, quelques paragraphes recopiés, rien en somme. J’ai fais comme si tu connaissais déjà les zaventures de Jack Aubrey. Comme si tu venais, comme moi, de regarder pour la quatre-vingt douzième fois Master & Commander ou d’embarquer pour la troisième fois en moins de six ans à bord des quatre livres par cinq tomes de chez Omnibus. Glorieux Omnibus, lus, prêtés, relus, re-prêtés, et lus à nouveaux...


Tu l’auras compris, CTF, cette série navy-pélagique se déroule entre 1800 et 1817. La  perfide Albion des Georges III et IV, donc. Cependant, le véritable héros de ce troisième opus n’est pas un humain mais bien la belle frégate La Surprise...

- La Surprise ! répéta Jack. Je n’y suis pas monté depuis l’époque où j’étais aspirant.
Il le vit très nettement, à une encablure, sous la brillante lumière du soleil d’English Harbour. Un joli petit vingt-huit pièces de construction française, bien tenu, avec une proue renflée et une ligne ravissante. Un beau navire de haute mer capable de filer au plus près, dur, rapide s’il était bien manoeuvré, spacieux, sec... Il y avait navigué sous les ordres d’un capitaine sévère et d’un premier lieutenant qui l’était encore plus. Il avait passé des heures innombrables en retenue au ton du mât (c’est là haut qu’il avait étudié la plupart de ses leçons) et il avait gravé ses initiales sur le chouquet. Est-ce qu’elles y étaient encore ? Il était vieux, bien sûr, et il aurait besoin d’un grand carénage. Mais quel navire à commander !
...

Dans cette nouvelle aventure, nous touchons à l’exotisme maritime le plus radical, depuis la dérive du Golf de Gascogne jusqu’aux côtes du Brésil, en continuant par l’oblique Sud-Est pour passer le Cap Bonne Espérance, ensuite la remonté sur Bombay, puis la mousson de l’océan Indien qui nous ramènera à travers la Pacifique de l’Inde jusqu’à nouveau le Cap avec une remonté finale de l’Atlantique Sud vers la vieille Europe. Des milliers de milles à bord de la frégate du Roi La Surprise, une presque circum-navigation à couper le souffle.

Les personnages de Jack et Stephen s’affinent, mûrissent pour maintenant donner la pleine mesure d’un capitaine de sa Majesté formidable navigateur en harmonie avec son navire et son équipage et d’un remarquable chirurgien aimé de tous, piètre marin mais espion émérite et philosophe-naturaliste de génie.
C’est certainement un des plus beaux couples de la littérature. Les deux faces d’une même médaille, radicalement différents mais toujours très complémentaires… dans le cadre du service, bien sûr.



C’était encore une fois très beau, très iodé, très prenant ; merci Ô Patrick O’... quel régal !


HMS La Surprise



Feu ! cria Jack, au moment où le roulis commençait à monter...