Voila, le massacre continue.
En
41, Adolphe, qui n’est plus du tout copain avec Iosseb, va s'asseoir
sur le pacte germano-soviétique et mettre une grosse branlée aux ruskovs.
Autant les boches sont bien rodés à la blitzkrieg, autant les troupes de
Staline sont totalement désorganisées par les purges commencées en 37 et
l’incurie chronique du commandement de l’armée rouge.
Ça va frôler la cata et les petits kamarden vont pratiquement arriver
en vue de Moscou, comme Bonaparte. Comme lui, ils seront niqués. Hostile
le pays, surtout l’hiver.
On connaît l’histoire, ça va finir à Berlin quatre ans et des millions de morts
plus tard avec le drapeau rouge planté sur les ruines du reichstag.
Staline baisera les zalliés à Yalta et va dépecer l’Europe orientale.
Le
petit père des peuples va finalement tourner ivrogne et encore plus
parano. La terreur verticale se radicaliser. Du pur Staline : tous
contre tous, et utiliser celui qui survit... Ah, oui, penser à faire
fusiller tous les autres.
Sénile, versatile et fieffé roué, le vieux Tsar rouge restera sanguinaire et impitoyable jusqu’au bout.
Bon,
je ne vais pas te refaire le topo, mais je ne saurais jamais assez
conseiller cette remarquable biographie à certains jeunes gens férus de
Cultur’ Gé.
Sans
dec’, quel talent ce Simon Sebag Montefiore, ce fut un véritable
plaisir à lire. Cette terrible épopée à démarré
avec “Staline le jeune” et se clôt, deux milles pages
après, avec ce troisième chapitre rouge durant lequel nous vécûmes perchés sur l’épaule
du petit père monstrueux.
Oui, nous avons revisité le XXe siécle dans sa vérité cruelle et bolchevisse et cette fois la saveur des choses lues est épicée de réalité.
Tu vois, pitoyable farang
capitalisse, chuis pas un fanatique du genre, j’ai lu quoi ? une petite
vingtaine de bio ; je n’ai donc aucune qualité pour pontifier en cette
occurrence, cependant, je suis persuadé que ce triptyque restera une
référence.
Simon est un ami incontestable.
 |
| Nikita |
Je vous demande de vous déchausser...
Pfiou... Mes cadets, ça démarre sévère 2013 !
Ce deuxième Simon Sebag Montefiore m’a happé, mastiqué, et recraché dans une camionnette du SAMU ; exit polytrauma.
Ah putain de bordel de merde, Staline m’ a tuer...
Autant le premier épisode (Staline le jeune) suggère presque un Staline quasi Don Quichottesque matiné d’un Don Corleone en mode Jésuite, autant là, on tape dans le dur, dans le sociopathe, dans l’insupportable, dans l’indéfendable.
C’est inimaginable ! Le nombre de gens que le Tsar rouge a fait trucider est parfaitement incroyable ; c’est effarant, grotesque même.
Entre 33 et 39-40 ça se chiffre en millions ! L'extermination des paysans Ukrainiens avec une série de famines planifiées pour la mise en jambe, la purge permanente des cadres du Parti en fils rouge et l'incroyable hécatombe qu’il provoqua au sein du commandement de l’armée rouge, et ce jusqu’au bord de la guerre avec l’Allemagne.
Donc, de 29 à 41, des centaines de milliers de "traîtres" seront affamés, fusillés, torturés, déportés.
Bon, il avait des acolytes le petit père des peuples, hein ? Il s’était entouré d’une clique de monstres à sang froid ; Ejov, Beria, Molotov, Vorochilov, Andreev, Jdanov, pour les plus sanguinaires, et qui auront presque tous des destins tragiques.
Le satrape rouge avait tellement purgé son armée qu’il ne lui restait plus grand monde pour commander quand les Von Paulus et les Guderian lui sont tombés sur le râble en juin 41.
Ceci-dit et bien que sanglantes, ces 720 pages sont passionnantes ; accroche-toi quand même, petit bolchevisse, car ça donne le vertige !
Je pensais pourtant avoir beaucoup d'imagination, mais là, j'avoue, ça m'a espanté !
En tout cas, c'est certainement la meilleure biographie qui me soit passée par les pognes ; ce Simon Sebag Montefiore est Le maître du genre.
Tome deux (41-53) en approche rapide...
 |
| Lavrenti Beria |
Я прошу вас признать, что ты враг народа ...
(Je vous demande d’avouer que vous êtes un ennemi du Peuple...)
Bravo les filles !
De 1791 avec La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges, à 2012 avec Chahla Chafiq, voici le laborieux et inachevé parcours de l'émancipation féminine.
Flora
Tristan devançant Marx avec son Union Ouvrière de 1843, Louise Michel
réclamant sa part de plomb en 1871, Cécile Brunschvicg, Momone,
Christine Delphy, Gisèle Halimi, Françoise Eaubonne, Monique Piton,
Virginie Despentes, Antoinette Fouque, etc.
C’est très complet pour un survol de deux cents pages.
Malgré
tout ce que tu pourras m’en dire, Farang occidental, ces plus de deux
cents ans de lutte des femmes guident et accompagnent la naissance de
nos démocraties devenues relativement moins iniques, apaisées disons.
Plus de deux siècles, kamaraden, et combien reste-t-il à parcourir ?
Mes
soeurs, que vous soyez libres et émancipées ou voilées et brimées,
lisez cet opus, il est pour nous ! Il nous prouve qu’il faut se battre,
encore en encore, contre tout, y compris nous-même.
Deux règles principales commandent à cette future sotériologie :
1 - La démocratie laïque; c’est la base fondamentale, sociétale et topographique de notre salut.
2 - L’extermination planifiée des mâles. (Après, on sera tranquille).
Ouais,
quand notre moitié d’humanité vaudra celle des mâles, quand l’Égalité
aura été conquise dans tous les recoins de cette vallée de larmes, envers et contre tous les imams et curetons, alors
il sera temps de s’occuper sérieusement de ce ramassis de gros cons
machos...
Ah,
les mâles, vous avez aimé les millénaires de la femme-objet humiliée,
vous allez adorer finir en sex toys programmables... pour l’éternité.
Je te promets qu’on va vous faire couiner sous le joug de la libido creandi, bande de salops !
Non, je ne suis pas excessive.
Oui, j’ai raison.
Ok, j’arrête.
Merci à la Rebelle de service Christine Bard pour cette salutaire piqûre de rappel.
Liberté, Égalité, Sororité !
 |
| BB |
Je vous demande de rouler en Harley-Davidson...
Sinon, je demande l’asile politique à Poutine !
Putain de Dieu ! Peter m’a tuer...
J’ai
pictonné jusqu’à la dernière gorgée, lapé la dernière goutte, lu la
moindre miette, tout, je suis même allé racler le truc de la fin, là :
- N° d’imp. . 123193/1.- Dépôt légal : novembre 2012. R09684/01 ; je ne pouvais plus m’arrêter, bordèle ! Faut être con, quand même, non ?
Brèfe.
Troisième opus de la série des Rifteurs.
La
Lenie, le Ken et l’autre enfoiré de Desjardins sont toujours aux
manettes, et je te prie de croire (farang suspicieux) que la fin du
monde va bon train. Ça griffe, ça pulvérise, ça incinère, ça niaque et
ça se duplique à grande vitesse. C’est Béhémo-techno-eschatologique !
Tu vois le coup ?
Non ?
Ben,
t’as plus qu’à lire avec tes yeux que t’as (encore) en propre
personnellement et qui te sont tiens... Faudra aussi (et au passage) te
délester d’une soixantaine d’euros, Farenguéros...
Voila, maintenant j’ai fait le tour du Watts traduit en français ; il n’y a plus qu’à attendre la suite des hostilités.
Je vous demande d’aller vous faire vacciner...
(Suite du Starfish de novembre.)
Éventuel lecteur, là, il va falloir t’accrocher au joystick !
Ouais,
ouais, je te vois arriver :
- Pas de problème, j’aime la SF, j’ai lu
tout mon Asimov et tout mon Bradbury, ceci-celà... chuis blindé...
envoie le bois !
- Innocent, te répondrais-je, tu aimes la SF ? Ce n’est pas suffisant pour goûter la substance Wattsienne. Et de loin !
La
Hard-SF des années 2010, la voilà ! Et ça ne se laisse pas faire, ça gigote, faut
batailler, faut insister, faut wikipédier, sinon tu passeras à côté de
l'essentiel, tu vas survoler... et te faire chier. Ce mec est goûteux
dans les interstices, chais pas trop bien es
quoi il est docteur le Peter, mais c’est minimum biologie&cervelle.
Totalement synchrone avec ce qu’on entend chez Jean-Claude Ameisen le
samedi matin et les articles les plus pointus du www..pourlascience.fr.
Sans
faire ma bêcheuse, disons que le front d’onde quantique (en
effondrement permanent) qui représente le nombre de lecteurs homo
sapiens sapiens capables de bander pour ce genre de SF ne dépasse pas
quatre-cinq sur l’échelle des lecteurs que je côtoie régulièrement.
Tu ne me crois pas ?
Ok,
voici la description qu’il fait d’un mini-holocauste dans une guerre
des temps futurs ; c’est terriblement précis, élégant, et parfaitement
monstrueux quand on réalise que ce sont des gens qui brûlent.
(Je te laisse deviner quel mot j’ai dû wikipédier et surtout quelle acception j’en ai gardé.)
...
La
zone avait déjà été isolée. Il ne servait plus à rien de paniquer, les
sages réflexes de fuite ne pouvaient plus rien donner. L’alerte n’avait
été donnée que depuis quelques secondes et tout était déjà presque
consommé.
Traversant
les nuages, un bégaiement de laser turquoise précis descendit tracer
une transversale de dix kilomètres. De minuscules aliquotes de sable et
de chair se carbonisèrent à son contact. Des gouttelettes dans l’air
saturé interceptèrent les rayons en transit qu’ils rendirent visibles
aux yeux humains ; des fils d’argon si brillants et si beaux que vous
risquiez une cécité subite et complète en les regardant. Rapides, de
surcroît ; le spectacle de lumière prit fin avant même les premiers cris
de douleur.
Le
principe était simple : tout brûle. En fait, tout brûle avec un spectre
spécifique, subtiles interactions de bore, de sodium et de carbone
luisant sur leurs longueurs d’onde particulières, harmonie lumineuse
unique à chacun des objets enflammés. En théorie, même la combustion de
vrais jumeaux donnerait deux spectres distincts, du moment qu’ils
n’avaient pas eu de leur vivant les mêmes préférences alimentaires.
L’opération en cours n’avait bien entendu nul besoin d’une résolution aussi fine.
Prenez
cette parcelle de terrain stratégique. Est-ce un territoire ennemi ?
Tracez une ligne à travers, mais en vous assurant qu’elle s’étend en
zone sûre d’un côté comme de l’autre. Bien. Maintenant, échantillonnez
tout du long. Transformez la matière en énergie. Lisez les flammes. Les
extrémités de votre ligne sont les bases, les zones de vérités : leur
lumière est celle d’un sol amical. Soustrayez ces longueurs d’ondes à ce
que vous lisez au milieu. Appliquez à vos chiffres les stratégies
habituelles pour prendre en compte les hétérogénéités dans
l’environnement local.
…
Une vraie recette de cuisine, non ?
Souriez, vous allez être flashés...
Yes !
La voila l’âme de la révolution... les racines du mal, le coup de pied au cul.
Rapelle-toi, farangous-tignous,
que les curetons, les nantis et les monarques n’ont pas eu beau spiele
sous la plume de François-Marie Arouet.
La rébellion par la
rhétorique.
Il a dû en faire chier du beau monde avec ces pièces, ses essais, ses pamphlets. Le caillou dans la godasse des infâmes.
Ceci
dit, il a souvent payé le prix de son esprit et de son ironie, il
avait sa cellote réservée à la Bastille cézig et quand il y échappait,
c’était l’exil.
Bon,
je vais la faire courte : il faut que tu lises cet épisode, au moins
pour retrouver brièvement Candide&Pangloss (non, ils ne vendent pas
de fringues et n’organisent aucun fashion show rue François 1er, connard
! ).
De fait, je viens de dépoussiérer ses “Lettres philosophiques” pour les insérer dans les Ave de mon chapelet de lecture... Je te conseille de faire de même.
Merci à Jean-Baptiste Borel pour ce seizième tome des Rebelles, c’est celui que je préfère, et c’est la faute à qui, hum ?...
Je vous rappelle que Voltaire n’est pas seul, il a un associé...
Oh, que c’était bien !
Oh, que c’était étrange et poignant !
Merci
les filles (J&F) pour cette petite merveille, pour cet éclairage
soudain sur la vie de ces femmes japonaises (années 20-30 ?) qui
traversèrent l’océan pour aller se marier avec des compatriotes inconnus
déjà émigrés aux Etats-Unis.
L’histoire impressionnante de ces filles est servie par un style incomparable. Oncques ne lut jamais pareil usage du nous, putain-con ! C’est la voix du groupe, toutes se retrouvent incarnées dans cette itération systématique du nous, dans cette multiplicité complice.
Sans dec’, c’est quasi magique, la structure du récit en est bouleversée... tous les je et tous les elle sont transformés en rafales de nous !
C’est très particulier, très réussi, presque révolutionnaire.
Nous en sommes encore toutes bouleversées !
Cette Julie, là, elle est extra.
Vraiment, Asayo,
Yasuko, Masayo, Masamichi, Hanako, Matsuko, Toshiko, Shiki, Mitsuyo,
Nobuye, Tora, Futaye, Atsuko, Miyoshi, Satsuyo, Tsugino, Kiyono,
Setsuko, Chiye, Misuzu, Suteko, Shizue, Katsuno, Fumiko, Misuyo,
Chiyoko, Iyo, Kimiko, Haruko, Takako, Misayo, Roku, Matsuyo, Sumiko,
Chiyuno, Ayumi, Nagako, sont toutes mes amies.
Merci pour ce gisement d’Humanité.
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| J. Otsuka |
私はこの本を読むように頼む ...