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dimanche 13 juillet 2014

Qu’attendent les singes, Yasmina Khadra

Polar noir... et bordel que c’est noir !

Il n’y va pas avec le dos de la cuillère l’ami Yasmina Khadra ; il ne te file pas envie d’aller faire un tour en Algérie, c’est le moins qu’on puisse dire. Si la situasse est telle qu’il l’écrit, c’est pas glop.
Voila le topo :
Quelques gros poissons aux manettes, les rboba, les vieux requins du FLN qui ont survécu et qui accaparent toutes les ressources, tirent toutes les ficelles depuis les coulisses ; ils ont tout, le fric, les hommes politiques, les médias et l’armée… et ils dévorent leur pays. Que la multitude des autres algériens se démerdent avec les miettes, la corruption, et leur président momifié. Les barbus ? Non, ils ont déjà donné dans les années quatre vingt dix, et c’était sanglant, souviens-toi.
Quoi qu’il en soit, c’est l’ambiance générale de ce polar fuligineux. Et ça décape !
Immersion dans une société algérienne ubuesque… les tentacules des rboba enserrent tous les niveaux, tous les rouages ; il n’est plus raisonnable de penser sauver une parcelle d’éthique :

- Qu’est devenu Rahal Zoubir ? C’était un musicien hors pair. Mon idole. Depuis qu’il s’est retiré de la chanson, j’ai du mal à entrer dans les poèmes que j’aimais. Que lui est-il arrivé ? Dans quel tiroir l’a-t-on enfermé ? Est-il vivant ou sous terre ?
- Jamais entendu parler de lui.
- Normal. On nous cache toutes les belles choses dans ce pays. On a réduit nos aires de jeu à des peaux de chagrin, limité la portée de nos cris au contour de nos lèvres et fait de nos voeux pieux des oraisons funèbres…

J’ose cependant espérer que le tableau n’est pas si noir ; ce serait trop laid… 

Et pour être plus complet sans cependant ne rien dévoiler de l’intrigue, sache qu’il s’agit d’un roman entièrement écrit au présent… c’est suffisamment rare pour être légèrement déstabilisant, faut vite changer les routines de lecture… je t’avouerai même que le naturel revenant au galop, je conjuguai à l’imparfait, au passé simple ou au passé composé des paragraphes entiers pour voir la gueule que ça aurait...

Ceci-dit, les choses sont claires maintenant, les points sur les zi : ce “Qu’attendent les singes” de l’ami Mohammed Moulessehoul ressemble à une cerise amère sur un gâteau en faillite, le constat est sans appel, les algériens n’ont toujours pas fait leur révolution ! La rente pétrolière est une malédiction, elle fait toujours le lit de la Mafia, partout !

Alors bien sûr, je vois, je lis ; je sens bien que Mohammed n’est pas prophète en son pays et sûrement a-t-il des défauts, mais quand même, le principe de réalité s’applique, il s’agit bien d’une momie qui vient d’être élue comme président de l’Algérie, non ? Ben, dis que j’me goure ! Alors polémique ou pas, j’ai bien peur que les algériens se fassent baiser encore un moment par leurs rboba.

Merci Yasmina Khadra.





Forza Algeria…

mercredi 9 juillet 2014

Le Pacte, Lars Kepler

Ok, merci à Madame D. (“d” comme Danièle), je ne connaissais pas Joona Linna. Et pourtant je le vois tous les matins dans ma glace !
Joona Linna c’est le flicard en pointe (d’origine finnoise) de ce polard suédois, et franchement, c’est mon portrait craché ; superbe, athlétique, mais pas trop, blond, intelligent, extrêmement affûté (des réflexes de conscrit et dix-huit de tension !) ; et rappelle-toi qu’y faut pas lui chercher du suif… 
Cela dit, il reste courtois avec les dames, les petites filles et les personnes âgées ; le gendre parfait, en somme.

Bon, grosso modo, on est dans un scénar à la Stieg Larsson :
La mafia des marchands d’armes versus “les petits flicards pôle-nore-distes”. Ces derniers, pétris de l’éthique démocratique propre aux gens des entours du cercle arctique, n’entendent pas se laisser briser les patins à glace par les mauvaises manières, toutes siciliennes, des enculés d’en face. Y vont foutre le bordel dans la casbah des méchants et, pacte ou pas pacte, le gars Joona Linna finira par… hum, tu ne comptes quand même pas que je dévoile l’intrigue ? Mais t’es pas folle, non ? Un récit qui accélère au point de finir sur un chapelet de chapitres de deux ou trois pages. Ce serait criminèleux !

Bon polard, donc. (doi brendre, doi brendre...)

Bien sûr, le choc “Millénium” est loin désormais, de la littérature elfico-lapone post-moderniste j’en ai sucé ma dose depuis ; il faut cependant le constater, quand c’est bien fait, ça reste un entremet remarquable.

Merci pour le tourbillon, les Lars Kepler.


© La beauté du diable





Je vous demande juste de signer...

dimanche 6 juillet 2014

Quand l’amour était Sans-Culotte, Guy Breton

Histoires d’amour de l’Histoire de France, (t. 6)

Et oui, chères amies insoupçonnables, me revoilà sous la bure du père Hugo. C’est un lubrique, un émule de Sardanapale, je ne suis plus que sa chose lascive… Et, au motif de confessions auriculaires de plus en plus scabreuses, il est en train de me pervertir ; si je le dénonçais il serait passible des peines prévues aux articles 433-1 et 223-15-2 du code pénal. Il pourrait prendre sa carte à l’UMP, ‘tain, y s’fondrait dans l’air du temps… 
Quoi qu’il en soit, pervers ou pas, l’ami Hugo a bien capté que j’étais en pleine période révolutionnaire et, comme c’est un patriote attentif, il a visé juste avec cet amour Sans-Culotte (ceci, cela).

Les femmes à la manoeuvre, donc.
Ça débute en mai 1766, quand l’experte es-fesse Rosalie Duthé, accessoirement danseuse à l’Opéra, dépucelle le jeune Louis-Philippe-Joseph d’Orléans, duc de Chartres (futur Philippe Egalité) sur ordre de son père, Louis-Philippe Ier d’Orléans. Le bougre y prendra goût et tombera plus tard sous l’influence de Mme de Buffon et, de fil en aiguilles, pourrait-on dire, il mettra le cou dans la bascule à charlot. 
Ouais, farang-contre-révolutionnaire, dis-toi bien que, gonzesses ou pas, débute alors une époque ou un paquet de francaouis (des deux sexes) vont aller se faire raser de près.

Cela dit, je veux bien te concéder que les filles ne sont pas en reste quant à la sauvagitude ; “les amazones rouges” ; “les tricoteuses jacobines” ; les bataillons de lorettes et de grisettes et autres harpies du genre : Theroigne de Mericourt, maîtresse de Danton, de Camille Desmoulins, de Barnave, de Populus, de Mirabeau, etc., sans parler de Manon, Mme Roland, l’égérie des Girondins, qui subjugua les Brissot, Pétion, Robespierre, et que dire des Olympe de Gouges, des Charlotte Corday, des du Barry, des Thérésia Cabarrus, des la Montansier…

Tu l’aura compris, Guy Breton ce n’est pas Mona Ozouf, mais cette approche “à fesses rabattues” de la révolution est sûrement nécessaire si tu veux posséder ton sujet.

Merci cher padre H., mais tes conneries me valent un vieux grimoire de 1929 intitulé : Mémoires Particuliers de Mme Roland (Firmin-Didot et Cie)... 'tain, ça court pas les rues, le truc est à prendre avec des pincettes et m'a coûté une couille, mais je sens qu'on va se régaler...


©Ça ira, ça ira...




Je vous demande de faire vite… on nous attend Place de la Révolution !

mardi 1 juillet 2014

Ethan Frome, Edith Warton

C’est la première fois que je couche avec Edith Warton : pfiouuu... Cette nuit mon cadet !

Ce livre a commencé par me subjuguer, puis il a entrepris de me mettre les nerf à vif, et pour finir, il m’a arraché le coeur ! ‘tain, c’est vrai, regarde là ; ça pisse le sang… ch’uis toute griffée de partout ! Mais bordel de dieu, c'était quoi c'est OVNI ? !
Un hymne à la téléonomie, quand le milieu sculpte et oppresse les objets qui le traverse ?
Une dangereuse métaphore sur l’impuissance quand elle s’habille des arguments de l’éthique ?
Un trompeuse absolution quand le sacrifice de soi devient une interminable expiation ?

Oui, l’amie Edith nous délivre là une formidable leçon sur l'impuissance du sujet face à sa temporalité. Une certaine idée de l’enfer, peut-être.

Cela dit, la forme narrative est terriblement efficace, le style, apparemment simple, forge la véritable colonne vertébrale de ce livre. L’histoire d’Ethan Frome est encadrée par le récit d’un tiers :
Légère introduction en mode reportage ; mise en situation, disons, puis téléportation brutale (page quarante-et-un) dans les guenilles du jeune Ethan, plus de vingt piges avant. Nous assisterons désormais à la misérable et glorieuse pantomime de la vie… honnêtement, je ne peux rien dire, je ne dois donner aucun indice ; il faut que la surprise soit totale car le final est sinon terrifiant, du moins surprenant !

En résumé, sache simplement que la tension va crescendo jusqu’à l'insupportable, que tes petits nerfs vont claquer l’un après l’autre, pauvre farang-émotifeux, et que le dénouement finira par t’achever à coup de talons dans la gueule.

Tu me laisseras nonobstant lâcher un simple merci d'exister à Ethan et Mattie... 
Et mort à Zenobia ! Salope !
Hum…

Une dernière chose si besoin : à ce niveau là de maîtrise, ce n’est plus dans la littérature que tricote Edith, c’est dans la sorcellerie ! Elle est forte Edith ! ‘tain, chuis tombée amoureuse !
Tu penses bien que les autres bouquins de la demoiselle viennent de se positionner sur une orbite d’injection et qu’ils ne vont pas tarder à pleuvoir in the BAL.

Pour en finir, si vous n'insistez pas pour m’emprunter ce bouquin, c’est que… c’est que… c’est que vous êtes des gros nazes, voila !


©À que Johnny...





Que je taime, que je t’aimeux... Edith Warton...

lundi 30 juin 2014

Le capital au XXIe siècle, Thomas Piketty

Voila donc le gauchiste qui dégomma le Pistoleros au quatrième round.

Mais c’est un malfaisant ce mec, il a oublié le visage de son père ou quoi ?
Attends, ch’te raconte :
Je somnolais bien pépère dans mon Stephen King… je me souviens...
Maman avait fait des cuisses de canards confites accompagnées d’une platée de lingots tarbais “à sa façon” (lingots trempés de la veille, oignons, carottes, tomates et surtout, surtout, les petites lamelles de couenne confite qui donne cette onctuosité incomparable… hum) ; on s’était régalé, tu penses bien, et chacun digérait dans son coin quand v’la-t-y pas que ce nuisible de Piketty fracasse ma lourde à grands coups de pompes et déboule dans ma cagna ! Thomas Piketty him Self, flingue en pogne ! Tu parles d’un choc… en pleine digestion ! L’enfoiré me braque avec un énorme Seuil de presque mille pages et m’explique recta : j’ai  “la puissance de feu d’un croiseur et un flingue de concours”, ou tu lis mon bouquin ou je t’expédie chez le premier patriçounet venu ! La menace était réelle, j’obtempérais immédiatement...

Figure-toi que ce n’est pas qu’un livre d’économie, c’est bien plus transverse que ça, il y a aussi de l’histoire, de la sociologie, des sciences politiques, de l’anthropologie, des mathématiques, etc.
Et c’est passionnant !
L’introduction est remarquable, les conclusions tombent sous le sens (si tu portes à gauche), et les sept cents pages de données compressées entre les deux sont relativement lisibles... si tu n’as pas la fausse bonne idée de zapper les crobards, graphiques et autres tableaux ; je dirais même que le fait de bien se concentrer sur ces objets si peu littéraires - et donc à priori si repoussants - permet une lecture légèrement (ok, ok, fortement) plus diagonale des parties réellement hardos du propos, quand il ne parle plus francaoui, disons. Les mathématiques de ces gens là me sont définitivement étrangères et pour tout dire, je fais confiance non pas tant à la savantitude de l’ami Thomas qu’à son honnêteté.  

Cela étant dit, ces presque mille pages qui, sans aucun doute, devraient faire fuir l’honnête homme sont presque toujours passionnantes ; cette historio-radioscopie du capital est proprement extraordinaire. Du grand art pour une fois à la portée des âmes simples.

Quoi ?
Tu veux que je t’explique ? Mais t’es pas folle, non ? Tu veux réellement en savoir plus sur la courbe de Kuznet, sur le rapport capital/revenu au cours de l’histoire, ou la montée des super-cadres ? ...
Qu’il te suffise de savoir qu’en conséquence de la contradiction centrale du capitalisme : r > g on est pratiquement tous baisés ; hé, les cloportes, n’essayez même pas de vous compter, vous êtes trop nombreux, vous êtes légions, non, fallait prendre de la hauteur, faire partie du centile supérieur… là c’est trop tard, toutes les places sont prises.

Il y a hélas fort peu de chances pour que les préconisations de l’ami Thomas du genre : instauration au niveau mondial d’impôts efficaces, lutte contre les inégalités, diffusion maximale des connaissances, etc. soient un jour appliquées, cela nécessite une volonté politique bien plus vigoureuse que celle qui se pratique dans nos méritocraties dévoyées.

Quoi qu’il en soit, Thomas Piketty est un maître passionnant qui est arrivé à me faire passer plus d’une semaine sur à peine mille pages (pas toutes écrites en français) sans que l’exigence de la concentration qu’il faut tout de même garder ne l’emporte sur l'enthousiasme que procure, page après page, la compréhension des concepts radicalement hostiles qui sont présentés.

De l'excellente vulgarisation, un travail d'équilibriste.

Merci au sorcier Piketty… 

Au fait, pour en savoir plus c’est là : Thomas Piketty, mentat de la maison Harkonnen, Giedi Prime




©Lionel Cironneau/AP/SIPA



The winner is : Tyranomauriçus Levyrex.

- Miam, miam, à moi la bonn' souplette...

mardi 24 juin 2014

La tour sombre 4, Stephen King

Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher de plonger dans le tome quatre, et pourtant je n’étais pas chaude, ch’tai d’jà dit, mais je ne me rappelais plus bien comment ça finissait avec Blaine, le train fou qui roule plus vite que son son… hum.
Bon, de toutes les façons je le savais déjà : le coup des devinettes, ceci, cela… c’était même assez foireux, il ne s’est pas brisé les reins à la tâche l’ami Stephen avec cette tardive poursuite de la série.

M’fin, de moins en moins convaincu mézigue et j’en suis à me fustiger l’arrière-train pour passer le morne cap des deux cents pages quand j'ouïs distinctement les subtils et caractéristiques cliquetis qui indiquent un boitalettrage amazonien réussi… Clinc, clonc-clonc, klounc !
Je corne vaguement la page 207 de La tour sombre 4 et épluche le pacsif encore chaud de sa traversée atmosphérique. Me choit alors Thomas Piketty (Le capital au XXIe Siècle) in the pogne.
Je me revois en train d’ouvrir le bouquin… de le manipuler (beau morceau, 970 pages), de l’évaluer avec un certain effroi, de cependant le sentir (snif, snif) avec gourmandise, de le humer en feuilletant les premières pages tout en me disant : “un bouquin sur le capital écrit par un dirlo d’études à l’EHESS ?... Pis, c’est quoi l’EHESS, c’est pas des nazis, au moins, hein ?... Presque mille pages ? Combien j'ai payé ça ? (rapide coup d'oeil à la 4e de couv.) Au putain ! Mais t’es un grand malade, et patati et patata...
Bref, au bout de quelques pénibles secondes : tiens, fais voir l’intro… et là, TCHAC ! 
Hameçonné, plus de volonté propre, une sorte d’éblouissement… ‘tain ! 
Ce choc ! 
Je reprends mes sens une plombe après, à la page soixante sept, la fin de l’intro en fait… J’en reste sur le cul, tout ébaubi, et je sais désormais qu’à l’instar du Titanic,  La tour sombre sombre… hum, hum.

Alors, voila, malchanceux-farang-du-côté-impair, c’était un commentaire sur La tour sombre 4 (Magie et Cristal).
Et plus sérieusement, je te conseille ce bouquin pour la plage, si tu as entre quatorze et seize ansdouze et quatorze ans… dix et douze ans, disons… (mort à le jeune ! ©Bill).

Cela dit, hors de question de rester fâché avec l’ami Stephen ; t’inquiète mon grand, je ne te quitte pas… la prochaine fois que j’irai voir la mer orientale, ch’t’emmène !


©di caprius lupus



Et cependant je reste le maître du monde…

dimanche 22 juin 2014

La tour sombre 1.2.3, Stephen King

Rubrique, nettoyage de printemps !

Je sais, c’est un peu tardif pour la séquence “grand coup de balai dans la piaule du neurone”, mais vu la PAL qui l’attend, c’était le moment ou jamais de kärchériser les scories de mois-lecteur accumulées dans les recoins depuis les nettoyages précédents, souventes fois à base de balayettes de ©Vance ou d'©Hammilton.

Cette fois je me suis saisi du kärcher ©Stephen King.
Là, je prends ma dose de pubéritude pour l’année à venir.

Cela dit, je ne vais peut-être pas aller au bout ; cette compile des trois premiers tomes affiche 1170 pages au compteur, le numéro quatre : 860, le cinq : 670, le six : que 525, et le sept, l’ultime : 950. ‘tain, tu vois le coup ? !
  
Ce n’est plus un petit coup d’éponge sur le pare-brise, là, c’est la version  “Prestige” à 85€ de chez Américan Car-wash  !
Un cyclone dans la R16 !

Nonobstant, cher farang-fête-dieusard (Saint-Sacrement, dimanche 22 juin 2014, et ouais, sois à tes classiques, merde !), l'honnêteté m’oblige à te préciser une dernière chose assez curieuse quant à ma relation avec l’ami Stephen King ; je n’aime pas ce qu’il écrit d’une façon générale, les bagnoles vivantes et vicieuses, les esprits sanguinaires et psychogènes tapis dans les murs des vieilles granges ou des vieux hôtels, les sorcières cacochymes et édentées invoquant  le caca doré d’un Grand Babu des champs de maïs étasuniens et les wiccans me lassent rapidement… mais je souffre d’apprécier deux exceptions dans l’œuvre du Maître : La Tour sombre et Dreamcatcher.
Dreamcatcher, je t’expliquerai quand je le relirai… les milliers de miles de la Tour sombre, c’est maintenant.

Bien, qu’est-ce qu’on a ?
On a les grands classiques de la SF : terres mouvantes, temps incertains, univers parallèles, déserts arizoniens aux marches du vieux monde , etc.

Le Pistolero
Le néo-chevalier Roland de Gilead très farwest story, sorte de cowboy à la Clint Eastwood mâtiné de Don Quichotte, cavale depuis vingt piges après "l’homme en noir".
Poursuite, confusion dans les branes de l’anti-monde, massacre à la cantonade et sauvetage du petit Jake Chambers, peut-être (sûrement…) mort dans une autre boucle locale.

Puis immersion holistique dans la deuxième brane du continuum :

Les Trois cartes.
Des portes découpées à la Magritte sur les plages d’un improbable inter-monde ; des homarstruosités à tire larigot et quelques nouveaux héros : Eddie, junkie patenté, mais bourré de possibilités et la schizophrène (O)Detta Walker, l’infirme, la Madone, et aussi une rose dans un terrain vague ; ça va faire des complications… t’imagine même pas !

Et enfin :

Terres perdues.
Ça y est, la communauté de l’anneau est au top, on a même affuré un extraordinaire petit animal, Ote, le bafou-bafouilleux lié à Jake. Maintenant c’est du sérieux, va falloir affronter l’homme Tic-Tac, Blaine le Tchou-tchou, etc.
Et toujours à la suite de l’Homme en noir (séide du roi cramoisi ?), dans l'ombre du rayon ; ‘tain, Blaine est peine...

Beaucoup, beaucoup de romantisme et d’esprit magique cependant, on sent bien que l’enfançon Stephen qui écrit a sûrement tété jusqu’au bout - comme nous tous - ses biberons de Poe, de Tolkien et autres Lovecraft.

Je ne t’en dirai pas plus sur cette extraordinaire odyssée car j’en sais qui ricaneraient, les fumiers !





Je vous demande de bien repérer votre brane locale…
(sinon ça va être le bordèle,'tain !)