mercredi 7 janvier 2015
samedi 3 janvier 2015
L’usage des armes, Iain M. Banks
Ne t’y trompe pas, farang-tout-juste-deux-mille-quinzard, les véritables armes de Circonstances Spéciales sont des humains et Cheradenine Zakalwe en est un parfait exemple.
Tu peux bien avoir moultes potentialités technologiques, t’appuyer sur les dernières capacités méta-ontologiques de Mentaux particulièrement vicieux, utiliser ad nauseam les services de drones mortellement astucieux, il te faudra toujours un humain dans l’équation ; du biologique, du viscéral, de l’ADN aléatoire…
Tu l’auras compris à la fin, c’est nous le sang et la sueur de cette putain de Culture ! Et Zakalwe est notre champion.con.
Zakalwe c’est le Bob Denard de la Section Contact ; faut pas lui en promettre à cézig, il est capable de tout, même de se faire décapiter au cours d’une mission chez les zoulous estraterrestes…
Cheradenine Zakalwe c’est la substantifique moelle de Circonstances Spéciales, la viande et les gonades en proie à l’hubris qu’il s’agit d'opposer aux « Aliens récalcitrants » que la Culture rencontre dans son expansion galactique (façon Dominium Mundi). Ce n’est pas toujours propre, mais c’est efficace, et finalement, ça règle bien des problèmes qui, sinon, ne feraient qu’indisposer le paroissien de base, celui qui veut bien tout ce qu’on voudra, mais dont il est hors de question de gâcher les vacances sur l’Orbitale de Megève avec de vagues considérations sur les lointaines guerres extra-stellaires ou sur les droits bafoués de quelques pensionnés orange d'un Guantánamo universel… Merde !
Zakalwe c’est le mec qui efface toutes les couches d'abstractions créées par la Culture ; c’est le socle premier, les nerfs et l’action… L'instinct du prédateur. Il s’agit, bien sûr, d’un homme tourmenté, au passé trouble, issu d’une sous-civilisation assez barbaresque, très look « Empire 19e », et qui va avoir un destin fabuleux et terrifiant.
La geste d’un moine guerrier de Circonstances Spéciales, servie, il est vrai, par un style jusqu’alors inédit de Iain M. Banks. En effet, la construction de ce livre est exceptionnelle ; deux flèches qui se croisent. Une merveille en deux temps.
Le présent du début du livre est le passé de sa fin… et vice versa… un chapitre sur deux…
La première fois que j’ai lu L’usage des armes, en 1992, j’ai mis plus de la moitié du bouquin à comprendre ce qui m’arrivait.
Deux récits : un qui part du début et l’autre de la fin, et qui s'emboîteront pile au milieu pour formaliser la vie de… de qui, au fait ?
Et quelle fin ! Ou quel début... incroyable !
Le Moine de Lewis flirtant avec Le Marquis de Sade dans une version œcuménique et libertaire du Space-Opera ?
Sûrement le livre le plus abouti de toute cette première partie de la Culture, celle écrite dans les années 90, en gros.
Ah, merci ami Iain, c’était parfait, vraiment, et je plains sincèrement les âmes malchanceuses qui n’ont jamais goûté à la saveur poétique de tes champs scalaires…
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| ©Les tontons flingueurs |
- Pfiou, dis-donc, j’le connais pas celui-là, il est nouveau ?
- C’est le petit dernier de chez Beretta, je te le conseille pour
le combat de près, et puis pour les coups à travers la poche, dans le métro, dans l’autobus. Mais, note, hein, faut en avoir l’usage, sans ça, au prix actuel on amortit pas…
- Heu, le prix s’oublie, la qualité reste, c’est pas l’arme de monsieur tout l’monde…
vendredi 2 janvier 2015
L’homme des jeux, Iain M. Banks
Deuxième tome du cycle de la Culture.
Jernau Morat Gurgeh passe pour être un des plus grands joueurs au sein de la Culture, hélas, un jour de grande faiblesse morale et à l’occasion d’une partie de Frappe contre la jeune Olz Hap, il se laisse convaincre de tricher par Manwhrin-Skel, un ancien drone de Contact. À partir de ce moment là, il devient la marionnette de Circonstances Spéciales qui justement avait besoin d’un joueur émérite pour déstabiliser l’Empire d’Azad ; te dire si le hasard fait bien les choses ! Cédant au chantage, voila notre bon Gurgeh catapulté à l’autre bout de la galaxie, vers le Nuage de Magellan où sévissent les barbares Azadiens.
Ces humanoïdes à peine interstellaires ne connaissent pas la Culture, et les Mentaux qui président aux arcanes de Contact se sont bien gardés de leur révéler l'ampleur de sa puissance. Le sire Jernau Morat Gurgeh va devoir la jouer serré.
Plus qu’un jeu, l’Azad est une forme de gouvernance au sein de cette société. Il s’agit d’une sorte de kriegspiel qui se joue presque en grandeur nature sur plusieurs tabliers et, en théorie, le vainqueur du jeux devient l’Empereur dans la vraie vie.
Tu peux bien te figurer la stupéfaction des joueurs Azadiens quand ils vont s'apercevoir que le champion de la Culture, le gars Gurgeh, est bien meilleur qu’il n’y parait et qu’il est possible qu’il se retrouve en finale face à l’Empereur Nicosar 1er. Une chose absolument inadmissible dans cette société xénophobe et très hiérarchisée. Heureusement que Gurgeh sera bien épaulé par le drone Flère-Imsaho, mais chut !
Au passage, l’ami Iain nous délivre une étude ethnologie très complète sur les us et coutumes des Azadiens. Oui, cette espèce humanoïde possède trois genres : mâle, apical, femelle. L’Apical étant le dominant… Ça donne de curieuses partouzes !
Pour en finir, voila ce que pense le barbare en chef Nicosar 1er de la Culture :
[...] Je sais ce dont vous êtes capables…
Mais vous n’en restez pas moins des impuissants. Et vous le serez toujours. Les êtres humbles, pitoyables, apeurés, lâches… ceux-là ne durent pas éternellement, aussi terribles et imposantes que soient les machines à l’intérieur desquelles ils rampent. Un jour viendra où vous vous effondrerez ; et ce n’est pas votre batterie d’engins flamboyants qui vous sauvera.
...
Pas grand chose de nouveau en fait, juste une formalisation puérile de dépit et de frustration quand le méchant de l'histoire s’aperçoit que les carottes sont cuites.
Pas grand chose de nouveau en fait, juste une formalisation puérile de dépit et de frustration quand le méchant de l'histoire s’aperçoit que les carottes sont cuites.
Vite, vite, la suite….
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| ©Giger |
Faut qu’on s’organise...
jeudi 1 janvier 2015
Une forme de guerre, Iain M. Banks
Consider Phlebas, c’est le titre en vo.
On est encore dans T.S. Eliot si tu captes bien, La terre vaine...
Phlebas the Phœnician, a fortnight dead,
Forgot the cry of gulls, and the deep sea swell
And the profit and loss.
(Phlébas le phénicien, un mort de quinze jours,
A oublié le cri des mouettes, et la houle profonde
Et les profits et pertes.)
…
Mais là, on passe du titre au dernier chapitre, et je sens bien que ça ne va pas être suffisant si j’en reste là dans ce commentaire.
Pouf, pouf...
En fait, tout cela est la faute à l’autre François Baranger ; ce farang papilisable m’a remis les vaisseaux de la Culture en tronche avec son St Michel et surtout il me manquait : La Sonate Hydrogène, le der des der, pour boucler ce maître-cycle ouvert il y a plus de deux décennies.
Je sais depuis, hélas, que ce sera l’ultime opus car ce faux frère de Iain a becté son bulletin de naissance l’année dernière, bordel de merde !
Pour être honnête, j’en étais resté à L’Essence de l’art en 2102 et j’attendais que la Sonate Hydrogène sorte en poche… je n’avais pas calculé que l’artiste tirerait sa révérence dans l'intervalle… brrr, ça fout la caille, un mec de 54 ! Profil bas mes vieux gars, faut baisser la tête...
Alors voila ce que je te propose, nous allons toutes les deux tirer un dernier feux d’artifice en l’honneur du VSG (Véhicule Système Général) Banks ; on va à nouveau visiter toute notre Culture selon Saint Iain, et au final on découvrira cette ultime Sonate …
Erstens sprechen über die Kultur : c’est quoi la culture ?
La Culture est une vaste société galactique, multiforme, pacifiste, décentralisée, anarchiste, tolérante, éthique, agnostique et cynique (Gérard Klein).
Tu vois, l’ami Iain, qui a dû faire ses humanités, prend l’essence des Lumières, en extrait l’utopie dérivée, La Culture, et en déduit une gouvernance éthique et post-anthropologique à l’échelle de la galaxie ; autrement dit, l’univers de Banks décrit une éthique de l'expansion, donc de la domination. Le moyen principal : la technologie. Les rouages et contingences de l’utopie sont formalisés dans le concept encore très 18ème de l’automate ; l’arbitrage de cette société est évacué vers les Intelligences Artificielles, les Mentaux ; une matérialisation de L’Übermensch de Nietzsche ; les deus ex machina qu’il est plus commode de supposer “bienveillants”, "justes" et "moraux". C’est le règne de Dionysos, et à part quelques âmes fortes, l’humanité est retombée en adolescence ; elle se laisse vivre et applaudit aux lointaines victoires qui jalonnent la guerre, car oui, guerre il y a, la guerre éternelle entre eux, les Idirans, et nous, les normaux, les hédonistes ; guerre édulcorée entre les barbares superstitieux et the civilisation… L'abbaye de Thélème au futur antérieur et en expansion permanente, quoi.
Évidemment, cette prosodie galactique est valable tant qu’on en reste à un niveau global, car qu'elle se situe dans 11 000 ans ou ici et maintenant, une culture basée sur l’éthique se heurtera forcement à moultes contraintes réactionnaires, inertielles, et convenons-en, fut-elle utopique et rabelaisienne, il faudra qu’elle se salisse les pognes ; tous ne sont pas d’accord avec les règles du jeu, il y en aura toujours qui voudront leur compte en Suisses, y aura toujours des zadistes, des chauffeurs de taxi, des sénateurs et des notaires… du monde à convaincre dans la galaxie ! Je parlais justement d’âmes fortes, elles auront toujours de quoi s’occuper avec la section diplomatique de la Culture “Section Contact”, et plus particulièrement au sein de sa branche d’espionnage et de renseignement : Circonstances spéciales.
Et oui, c’est la guerre, faut barbouzer, faut des petites mains qui acceptent de faire le sale boulot !
CS, c’est la mauvaise conscience de la Culture avec les pognes dans la sanguette !
Sache nonobstant que je viens de te dorer la pilule, ch’t’ai fait un topo un peu idéalisé de la Culture car curieusement, le héros de ce livre est viscéralement anti Culture. Il a choisi le parti des Idirans, les ennemis tripodes et ultra religieux qui nous prennent pour des pédés et qui n’ont encore rien capté sur la loi de 1905… ça va leur faire chaud aux trois yeux de vouloir nous prendre pour des fiotes, mais chut ! Faut pas spoiler (bulle de l'anti-pape François B.).
On peut cependant préciser que dans ce premier opus, le merdier débute à bord du vaisseau Idiran dénommé Main de Dieu 137, qu’on passera un bon moment à bord de la TAC (Turbulence Atmosphérique Claire), que l’agent de la Culture s”appelle Pérosteck Balvédas, la diablesse espionne, que le héros a-culturé est un métamorphe nommé Bora Horza Gobuchul, et que tout cela se dénouera dans le Complexe de Commandement de la planète Schar où le drone Unaha-Closp donnera sa pleine mesure. Bien sûr tu n’auras pas été sans participer aux derniers instants de l’Orbitale Vavatch : grandiose !
Et, à la fin de la fin, on renoue avec T.S. Eliot ; Balvédas ramène le corps de Phlebas.
Avec ce premier tome de la Culture, Banks nous offre les plus belles heures de gloire de la SF made in England. On pourrait, bien que ce soit très laid, se risquer dans les comparaisons, et te viendra immédiatement à l'esprit des Dunes et autres Seigneurs de l'instrumalités, mais pour en rester chez les outre-manchiers, je dirais juste que c'est du calibre d'un Alastair Reynolds ou d'un Stephan Baxter… la leçon de philo en plus !
Next...
Next...
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| In Dr. Folamour (pour les détails, voir avec Patriçounet) |
Hiii Haaaa...
vendredi 19 décembre 2014
Faites vous-même votre malheur, Paul Watzlawick
Une sorte de vade-mecum sur les multiples anti-façons d’accéder à la “vie bonne” d'Aristote. Ce qu’il ne faut pas faire, disons. Jamais !
Bien sûr, on est en pleine philo, il suffit d’inverser les propositions, et, de l’art à devenir parano, on en déduira dialectiquement la science de sa propre tranquillité d’esprit.
Tout est basé sur le contre exemple, tu as même des exercices pratiques numérotés !
Voila en gros ce qu’il faut faire pour être sûr de rater sa vie :
- Une fois posée, ne renonce jamais à ton idée et soit convaincu que c’est l’autre qui a toujours tort.
- Si quelqu’un dit qu’il t’aime c’est qu’il ment !
- C’était mieux avant, il faut vivre avec la nostalgie du passé.
- Le destin est contre toi, profite de ta souffrance.
- Pense à tout le malheur qui pourrait encore t’arriver et de fait, tu le susciteras.
- Pousse tes conduites d’évitement des problèmes jusqu’au bout en sorte de te casser la jambe plutôt que de marcher dans une merde.
- Soit catastrophiste, ça ne peut pas nuire...
- Etc.
Une excellente méthode Coué qui, rigoureusement appliquée à ta vie, fera obligatoirement ton malheur… N’en déplaise à Jean-Paul, l’enfer ce n’est pas les autres, l’enfer c’est toi !
Cela dit, le remède est dans le poison et je ne peux m’empêcher de te donner la fin de l’épilogue dans lequel l’ami Paul Watzlawick cite Dostoïevski (les Possédés) :
« Tout est bien… Tout. L’homme est malheureux parce qu’il ne sait pas qu’il est heureux. Ce n’est que cela. C’est tout, c’est tout ! Quand on le découvre, on devient heureux aussitôt, à l’instant même… »
Bref, la situation est désespérée, et la solution est désespérément simple.
…
Merci monsieur Watzlawick pour ce pur et élégant exercice de sophistique ; c’est fin, astucieux et imparable ; le dictionnaire amoureux de la démerde ontologique, en somme.
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Paranoia-reupload
by Valentina Kallias
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Mais où est passé ce putain de doliprane®...
jeudi 18 décembre 2014
Lire aux cabinets, Henry Miller
Très, très confus, tout cela et je n’ai pas bien compris où il voulait en venir le père Miller.
Ou plutôt si, j'ai peur d'avoir trop bien compris ; lire aux chiottes, à première vue, il trouve cela assez puéril - réservé aux mômes, aux ménagères (!), aux âmes superficielles et aux gens du vulgaire. Il entame même une étude sociologique de bistrot, très décousue, en catégorisant les différents lectorats des lieux d’aisance en sous-genres : lecteurs occasionnels, lecteurs dilettantes, impurs, dégoûtants, etc.
Nous sommes ici dans le domaine des lectures inconséquentes d’une population à peine capable de fuir les solitudes judéo-chrétiennes, voire existentielles de l’excrétion.
C’est un peu mince comme déconstruction, non ?
Pour un peu, Miller exigeait que nous recouvrions notre dignité au moment où l’on se force, merde !
Ceci dit, ne rêve pas, c’est foutu pour toi car seule une âme trempée comme la sienne sera capable de supporter les solitudes métaphysiques et intersidérales qu’il s’agit de posséder pour affronter les cabinets en tant que gentlemen.
Sache que le Riton ne nous a pas à la bonne, farang-toiletto-lecteur, si à l’instar de mézigue tu t'abandonnes au hideux commerce du péché de lecture dans tes cagoinces.
Lire serait si noble activité qu’elle n’est envisageable qu’à l’ombre du vénérable frêne Yggdrasil, le cul calé dans la mousse et le pampre !
Quelle déception, ce Miller ne connaît décidément pas les avantages afférents à un «cabinet de lecture».
Toutes ces élucubrations et ces platitudes sont vraiment loin du presque transgressif Tropique du Cancer de 1934 ; cette facette janséniste de Miller m’a bien fait chier !
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©Prout... Eurêka™ !
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mercredi 17 décembre 2014
Le livre du roi, Arnaldur Indridason
Que le grand cric me croque, mais la manne du GPD (Grand Patriçounet Doré) n’en finit plus de pleuvoir sur ma PAL.
Remarque, ce n’est pas pour me déplaire et je suis sûre qu’il ne m’en reste plus lerche à bectaresse avant d’avoir bouclé tout mon Arnaldur Indridason.
Bien.
On continue donc avec ce très singulier roman (2006, 2013 pour la traduc).
Déjà, cherche pas, ce sera sans le commissaire Erlendur Sveinsson, il est en RTT, mais ne fait pas la gueule car le professeur d‘études nordiques… heu, le professeur… Nom de dieu, je ne retrouve pas son blaze… je feuillette, je feuillette… rien !
Brèfe.
Une chasse au trésor dans l’Europe du nord des années 1955. Le trésor c’est “le Livre du roi”.
Si j’ai bien capté, pour un islandais, le Livre du roi c’est ses parchemins de la mer morte, sa tapisserie de Bayeux ; c’est l’histoire de l’Islande pré-chrétienne. Son Histoire ! Sa Mythologie.
Cela dit, les trésors culturels de l’Islande étaient “conservés au Danemark quand les armées du IIIème Reich ont débarqué à Copenhague et ce pauvre Professeur a mal supporté son séjour dans l’immeuble Shell de Copenhague ; il fut “obligé” de céder le “Livre” au sale con Erich von Orlepp, le nazi de service. Il faut savoir que l’immeuble de la Shell, c’était notre Carlingue de la rue Lauriston, tu sais, le QG de ces enculées de guestapettes, pendant les grandes heures.
Le pauvre «professeur» n’était pas encore un héros ; il a donné le bouquin avant que de perdre les ongles et les dents.
Et cependant, un peu plus de dix ans après, le jeune padawan islandais Valdemar va réveiller son sens du devoir. Le vieux maître va alors entraîner le jeune élève dans une épopée à la Indiana Jones. Il faut retrouver le Livre du roi et le restituer à la mère patrie : l’Islande éternelle.
Virée dans le Berlin post-apocalyptique, incursion dans les cimetières de l’Allemagne de l’est, course poursuite et coups fourrés avec les dealers d’art et leurs tueurs ; l’odeur de la bête est toujours là. Ça pue l’ultra-facho dans cette « île au trésor » !
Hélas, la mère supérieure des Soeurs du Bene Gesserit l’a dit à Jessica (Maison Atréides) :
« pour le professeur, nous ne ferons rien ! »
De fait, Valdemar, le jeune padawan finira d”accomplir son destin en solo.
Une quête superbe et curieuse, une histoire d’amour entre un peuple, son Livre, et ses héros.
Bravo et merci aux amis Arnaldur Indridason und GPD.
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Arnold Toht
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donnez-moi le Livre, herr professor...
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