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samedi 14 décembre 2013

Plus fort que le feu, Philip-José Farmer

Tome 6 de la Saga des Hommes-Dieux.


Plus fort que le feu ?… c’est pas dit.
On sent bien que tout ça ne va pas tarder à tourner en eaux de boudin. C’est peut-être le tome de trop. Jusqu’à présent je me régalais, mais là, chais pas, chuis peut-être essoufflé, mais tu ne m’ôteras pas de l’esprit qu’il n’y a plus la puissance des livres précédents.

Et pourtant, Kickaha continue son show, on peut même dire qu’il met les bouchées doubles et en plus de ces vieux ennemis Thoans (les Seigneurs Orc le Rouge, Urthona, etc.), il a réussi à s’en dégoter un sur mesure ; l’estraterreste lézaroïde Thokina, dernier représentant d’une race antérieure aux Thoans et qui en a gros sur la patate. Si t’ajoutes que sa dulcinée Anania se fait effacer la mémoire et donc, qu’à m’ment donné, elle ne reconnaît plus en lui qu’un vulgaire leblabbiy (sous-homme), tu vois qu’il a du souci à se faire l”ami Kickaha
Heureusement, la géante Manathu Vorcyon, la seule Seigneure relativement sympa va lui donner la main pour se débarrasser (définitivement ?) de tous ces furieux esterminateurs de son prochain...


Nonobstant ça sent la fin de série, chuis extrêment dubitatif sur ce que pourra être le dernier opus de cette Saga... Voyons ça, leblabbiy mon ami.


Alois Alzheimer




Je vous demande de faire attention avec ce neurolyseur… Tshac ! Zuiiiit…
Heu, on se connaît ?...



vendredi 13 décembre 2013

Le Monde Lavalite, Philip-José Farmer

Tome 5 de la Saga des Hommes-Dieux.


Le monde Lavalite est l’univers perso du Seigneur Urthona. Une sorte de planète en pâte à modeler qui n’arrête pas d’avoir des convulsions, de se tortiller, de gigoter. Pas du tout commode pour les habitants car en plus de son numéro de contorsionniste ce monde abrite une faune et une flore pour le moins étonnante, voire inquiétante : arbres tueurs et carnivores, lions des savanes, crocrodiles gros comme des hippopotames, énormes babouins agressifs, etc., et bien sûr, nombre de tribus de sauvages très remontés les unes contre les autres. Bastons permanentes et avanies multiples au programme, donc.


Notre sympathique couple de jeune marié (Kickaha et Anania) se retrouve piégé au milieu de ce merdier avec Orc Le Rouge et Urthona dans le rôle des épouvantails. Le but du jeu : arriver en preums à pénétrer dans le château mobile qui sillonne cette planète de merde  sans jamais s’arrêter.
Rappelle-toi qu’ils se la donnent bien les deux zozos pour arriver à embarquer à bord de cette saloperie de château flottant, ils sont même obligés de fabriquer des ballons à air chaud et des deltaplanes en peau de couilles d’éléphants, te dire !

Bon, ceci dit, ne t’inquiète pas trop car tu peux bien te figurer qu’ils sortiront à peu près intacts de ce cinquième tome… et ouais, la série n’est pas encore finite, encore deux tomes, hé hé hé...


Vieux Patriçounet solitaire




Je vous demande de ne plus me reluquer les baloches...

mardi 10 décembre 2013

Les Murs de la Terre, Philip-José Farmer

Tome 4 de la Saga des Hommes-Dieux.

Ce pauvre Kickaha n’arrête plus. Le voila de retour sur Terre… Bien sûr, il trouve un peu de changement. Déjà, les voyoux ne roulent plus sur de vieilles Indians d’avant guerre (quand tu vois ce que coûte une Indian de nos jours !), y z’ont des Harley maint’ant, mais t’inquiète, Kickaha sait toujours conduire et tu n’auras pas oublié que c’est un homme de ressources, sans compter qu’il n’est plus seul, non, monsieur voyage accompagné. Tu te souviens qu’il a tapé dans l’oeil de la belle Seigneuse (c'est quoi le féminin de seigneur ?) Anania dans l’opus précédent, ben mon cadet y sont drôlement amoureux depuis et elle griffe la donzelle ! Touchez pas à son homme, sinon : tschag, un coup de bague-laser et t’as une couille qui tombe… sans faire bouger l’autre ; chirurgical !
Nonobstant ils auront besoin de toutes les pages de ce bouquin pour se tirer des griffes de la mafia, elle-même assujetti à un enfoiré de Seigneur (ouais, figure-toi que la Terre, la nôtre, n’est qu’un petit cosmos privé à deux balles comme les autres, et patati et patata… putain, ça m’a mis un coup au moral ce truc !).
Mais brèfe, le tourbillon continue, ça pulse, ça mitraille, ça gaffe et ça rebondit ; le numéro de nos duettistes est parfaitement chorégraphié et les tourtereaux auront raison de tous les Al Capone qui oseront les indisposer.

Qu’est-ce que tu crois, farang-inattentif, sois à ce qu’on te dit ! Y sont obligés de gagner… je le sais, je l’ai déjà lu.

Next…


La future de papa



Je te demande, si t’as pas une Harley passé 50 piges...

Cosmos privé, Philip-José Farmer

Tome 3 de la Saga des Hommes-Dieux.

Retour de Kickaha le Rusé.
Nous revenons sur le monde de Jadawin ; t'en souviens-tu ? Le gâteau de mariage du premier tome.
Théoriquement, Kickaha, alias Paul Janus Finnegan, ce n’est pas un Seigneur, m’enfin, il n’est pas éternel et n‘a pas dix mille ans comme Wolff et ses frères et soeurs. Cela dit, il n’est pas clair non plus car avant d’habiter à l’étage amérindien du monde de Jadawin, c’était un américain pur jus comme toi et moi qui par maladresse a déclenché une porte pseudo-exorbitante… Pfouit ! Direct dans le gâteau de mariage, au beau milieu d’une tribu de commanches romanichels ; il s’est adapté, forcément, et vingt piges après, c’est une épée, un cador, connu à tous les niveaux, des ennemis partout… une figure, quoi !
Évidemment, et pour notre plus grand plaisir, il tombe en plein sur ces saloperies de cloches, ding dong, ding dong, etc. Des sortes de vampires venus du diable vauvert. 
Si t'ajoutes à la situasse que son Seigneur et ami Wolff (Jadawin) ne répond plus au bigo alors qu'un gang de Hells Angel germanique est en train d’envahir le palais... l'anarchie totale ; la meute de cloches de pâques a décidé de faire chier le monde en vampirisant toutes les cervelles qui lui tombent sous les griffes. Putain, tu verrais ce bordel ! Ça giscle, ça gigotte, et ça se poursuit, Galinette !  

Bon, ch’t’ai résumé, hein ? C’est un peu plus complexe, mais à peine ; c’est pas non plus du déconstructivisme à la Derrida, t’inquiète, tu devrais pouvoir suivre, farang-trojanien, car l’ami Kickaha c’est lui le personnage homérique de cet opus, l’Ulysse de service et qui, à force de ruses et de vaillance, reconquerra son domaine perdu et peut-être même gagnera-t-il le coeur d’une Pénélope immortelle…







Carillonnez, carillonnez, carillonnera bien qui carillonnera le dernier...

dimanche 8 décembre 2013

Les Portes de la création, Philip-José Farmer

Tome 2 de la Saga des Hommes-Dieux.
...
Donc le camarade Wolff n’était autre que le Seigneur Jadawin, t’as vu le coup ?
Seulement au lieu d’être un dégénéré comme le reste de ces vilaines gens que sont les autres Seigneurs, Wolff est resté suffisamment humain pour nous être très sympathique. Hélas, la vie est vraiment une chienne ; à peine a-t-il recouvré la jouissance de son petit cosmos privé (et de sa donzelle Chryséis), qu’un nouvel emmerdeur s’invite au bal. Ouais, le “dabe” de la tribu, le célèbre et redouté Urizen qui semble être un vieil enculé de première et qui va piéger toute sa progéniture dans son univers de poche perso bourré de chausse-trappes et de portes bipolaires :
- Face : c’est bon, tu avances, 
- Pile : t’es pulvérisé, écrabouillé, noyé, carbonisé…
Figure-toi que cette joyeuse clique tribule d’un monde à l’autre (ou à l’intérieur d’un même monde) par le truchement de “portes” spacio-événementialo-concomitantes, disons. En l'occurrence et sur le monde d’Urizen, les portes sont mortelles une fois sur deux. Un coup à décimer une famille, ça : hé, si t’as un vieux de ce calibre tu peux porter plainte, ch’t’assure, appelle immédiatement Philippe Baudis, t’as des droits à faire respecter, merde !
Au passage, tu noteras l’influence de la mythologie hellénique dans la série, et plus particulièrement dans ce tome où il est difficile de ne pas comparer la lutte des enfants (les titans) contre la folie filicide qui anime Urizen (Ouranos).
Non, tout cela pour te confirmer qu'il ne va pas avoir beau spiele notre Seigneur Wolff, mais t’inquiète, il a quand même la situasse en pogne, vers la fin… Ouf !


Ceci dit, ami Phi’ip, c’est quand qu’on respire ?...


Gaïa




Ma chère, je vous conseille la péridurale...

samedi 7 décembre 2013

Le Faiseur d’univers, Philip-José Farmer

Le vieux camarade Farmer est de retour, dis-donc ! Y a au moins trente piges que je n’avais pas eu un de ses bouquins en pognes à cézigue.
Ben mon cadet, je ne m’en souvenais presque plus de cette série ! Pour être franc, chuis en train de finir le tome trois ; je sais, j’ai du retard au carénage… ça se lit tellement vite.
(Avertissement !)
Évidemment, farang-atrabilaire, je commence à bien te connaître, avec tout ce que je t’oblige à lire, un de ces jours ça va te monter à la tête, tu vas vouloir briller, en remontrer, subjuguer tes coreligionnaires, tu vas te sentir capable de situer, voire comparer cette Saga des Hommes Dieux, alors surtout ne manque pas, dans la phrase laborieuse et mal orthographiée qu’il te faudra commettre pour ce faire, d’évoquer ce cher Roger Zelazny et son cycle des Princes de l’Ambre, tu n’oublieras pas non plus de convoquer l’Iliade du Père Homère, puis, essayant maladroitement d'enflammer ton auditoire sinon septique, du moins tristement dubitatif, tu tenteras de rappeler la majesté d'une plume à la Jack Vance et une propension indéniable de l’auteur à une forme de porno flower-power... là pense à caser Les Amants étrangers, ça fait de gauche, ça passe mieux que Comme une bête même si ça a vachement vieilli, et tu vas immédiatement détecter les crypto-coinsaresses de ton entourage car vois-tu, c’est de la xéno-zoophylie au sens strict du terme ; ça prouvera toujours ta coolitude existentialiste, et bien sûr, entre deux bouchées de Ferrero Roche d’Or, pense à conclure par la picafresque de personnages du Fleuve de l’Éternité.
Bien, te voila armé pour une soirée chez l’ambassadeur d’Aldébaran IV.

C’est pas tout, çà, faut qu’on cause sérieusement de ce bouquin main’tnant.
Avant tout, dans cette saga, Farmer pose le postulat d’une race de semi-dieux presque immortels et omnipotents, les Seigneurs, mais qui a régressé aux fils des milliers d’années pour ne plus être qu’une portée de fin de race, de dégénérés belliqueux et psychotiques dotés de moyens technologiques colossaux, et qui ne rêvent plus qu’en termes d’exterminations mutuelles et douloureuses ; c’est gai !
Dans ce premier opus, nous découvrons le monde de Jadawin, une planète en forme de gâteau de mariage, une sorte d’empilement d’étages de plus en plus petits, si tu vois. Alors le camarade Wolff, flanqué de son fidèle Kickaha le Rusé (Ulysse, l’homme aux mille ruses… quand ch’te disais qu’il y a du Homère, hein ?) repart à l’assaut de son royaume, qu’il avait temporairement perdu de vue, en escaladant une à une les piles du gâteau… rappelle-toi que c’est vaste et peuplé ; très hostile le mille-feuilles !
On se laisse très vite attraper, c’est exaltant ; un souffle de jeunesse…


Philip-José Farmer, merci pour ces excellentes retrouvailles.


Photo : The Cake Store





Just married...







mardi 3 décembre 2013

Le souffle du temps, Robert Holdstck

Superbe couverture de Manchu pour ce Bob Holdstock de ces chères Lunes d’encre.
  
Préliminaires exo-sexuels en insertion superfétatoire… début de la séquence d’injection ; trois, deux, un... top :
  
T’es-tu jamais demandé, farang-marcdorcellien, à quoi ressemblerait un bouquin de Science Fiction sans les Frazetta, les Manchu, les Chris Foss, les Tibor Csernus, les Caza, Moëbus et autres Siudmak ? Hum ? Tous ces glorieux “artisses” qui enchantent la première de couverture de ces parcelles de rêves désormais E-cartonnés. Te souvient-il ces terribles peintures de l’ami Tibor, véritable Francis Bacon du J’ai Lu des années 70, et les harpies minérales de l’incomparable Siudmak qui imprégna tout le Presse Pocket, et le Pascal Vercken qui régna sur Le Masque ? Toutes les griffes de cette signalétique si particulière qui jaunissent dans les bibliothèques que nous érigeons aux dieux de la nostalgie.
Merci à vous, Ô soleils insolents...


Bon, ceci dit, ce souffle du temps  n’est pas à la portée du premier farang venu, non, c’est pas du Richard Morgan rappelle-toi… ça peut se taguer  “public averti”. Tu n’as pas aimé le Solaris de Stanislas Lem ou Le monde inverti de Christopher Priest ? Passe ton chemin, tu n’apprécieras pas ce bouquin, ch’t’assure.
Et pourtant, tout cela est finement observé… ça nous ramène encore une fois à l’origine, à nos démons intérieurs, nos phantasmes. L’ami Bob donne dans la SF de l’être, de l’étant, dans la SF ontologique. La subtile anarchie de marées temporelles qui ravagent la planète Kamélios fournit tous les prétextes aux confuses introspections spatio-temporelles des personnages principaux dont Léo Faulcon n’est pas le moindre.
Plus de quatre cents pages de touche-pipi psychologique mais où cependant quelques farangs bien trempés pourront trouver matière à réflexion car le Bob a finalement bien calculé son coup : rien n’est ce qu'il parait, la vérité est dans les interstices...


Bouquin intéressant, mais pas pour tout le monde ; âmes simples s'abstenir.



Georg'



What else...